Fiörgyn: Réflexions, légèretés et pouponnage

jeudi 11 février 2016

Bonus

Parce que cette année est bissextile et parce que beaucoup de jours fériés tombent le WE, j'ai 2 jours de RTT en plus cette année.

ça fait donc 47 jours de congé en tout

Les syndicats servent donc un peu à l'intérêt général et c'est tant mieux

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jeudi 21 mai 2015

Comment gagner l'Eurovision ?

On entend souvent dire que la France n'a aucune chance de gagner l'Eurovision, qu'on ne veut pas la gagner et qu'il ne sert à rien d'y participer si on ne gagne pas. belle mentalité !
On voit ainsi fleurir les articles tous plus défaitistes les uns que les autres, qui égrennent toutes les raisons pour lesquelles nous n'avons aucune chance:
en 2013: http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/pourquoi-la-france-est-elle-aussi-nulle-a-l-eurovision_327574.html
en 2014: (avant) http://tempsreel.nouvelobs.com/culture/20140509.OBS6668/eurovision-pourquoi-la-france-ne-gagne-jamais.html
(après la finale) http://www.lefigaro.fr/vox/culture/2014/05/12/31006-20140512ARTFIG00182-eurovision-je-ne-vois-pas-pourquoi-la-france-s-obstine-a-participer.php

Pourtant, en y regardant de plus près, ces critiques ne sont pas fondées. Je vous propose de les passer en revue.
Les copinages géographiques
Certes, les pays scandinaves ou les ex-satellites de l'URSS ont le vote prévisible, mais si cela suffisait, nous aurions toujours les mêmes gagnants. Avoir un certain nombre de points "gagnés d'avance" peut aider, mais cela ne fait pas gagner.  Depuis 2001, 15 pays différents ont remporté le concours..
Si les autres pays ne votent pas pour nous, c'est surtout car nos chansons ne leur plaisent pas !
Les pays directement qualifiés pour la finale sont mal vus
Les 5 plus gros contributeurs financiers sont directement qualifiés, à savoir l'Allemagne, le Royaume-Uni, la France, l'Italie et l'Espagne.
Ces pays n'ayant pas à disputer les demi finale auraient un double désavantage: ne pas bénéficier d'une exposition "sur scène" lors des demi-finales, et donc une moindre chance de faire rentrer la chanson dans les têtes.
La seconde serait que les autres pays seraient jaloux et boycotteraient ces pays la dans leurs votes en finale.
Pour le premier argument, on peut facilement rétorquer que des extraits sont présentés à la fin de chaque demi-finale ce qui permet de toucher la totalité des pays quand une participation en demi finale ne permet de toucher que la moitié de ces pays. Enfin, cela offre plutôt un avantage: l'effet de surprise de la mise en scène, qui n'aura pas été dévoilé en demi finale.
Le second argument est contredit par la deuxième place de l'Italie des son retour en 2011 (Raphael Gualazzi). Et que dire de l'Allemagne qui a gagné en 2010.
Il faut chanter en anglais
Certes, les gagnants chantent souvent en anglais...  surtout car ils ont statistiquement plus de chances de gagner puisque c'est la langue de la majorité des participants ! Cela dit, c'est oublier un peu rapidement qu'une chanson en serbe a gagné en 2007 et en ukrainien en 2004 par exemple. Sébastien Tellier chantait en anglais en 2008 et a terminé 19e/25.
Il faut oser sur la mise en scène
La France mise souvent dessus, mais cela ne marche que si la chanson est déjà bonne à la base. On peut ajouter autant de danseurs ou acrobates sur scènes que l'on veut (Anggun en 2012), mettre des effets pyrotechniques, cela ne transformera pas la chanson en hit.
A la fin de la chanson d'Anggun, le présentateur français résumait la prestation  "allez, ça mérite 12 points, au moins pour les danseurs"
On ne veut pas le gagner
Je ne comprends pas cet argument: organiser ce concours coûterait trop cher... Au contraire, la France étant déjà un des plus gros contributeurs financiers sans en avoir les retombées (demi finale sur France ô, seule la finale fait une audience correcte), cela permettrait de mettre enfin l'accent sur cet événement en France: montrer sa modernité par exemple.
Car l’eurovision n'est plus cet événement kitsch et sans moyen, mis un spectacle avec beaucoup de moyens et des effets visuels dépassant largement ce qu'on peut voir en France en prime time.
Par ailleurs, cela entraînerait un afflux de touristes pour l'événement en lui-même et l'été suivant: l'eurovision est une formidable vitrine du pays auprès de tout le reste de l'Europe (les mini clips touristiques entre chaque chanson sont autant de publicités). Enfin, cela ferait également revenir les téléspectateurs français devant l'événement annuel le plus regardé au monde (devant le superbowl, allant jusqu'à 80% de pda en Suède ou au Danemark), qui fait des émules jusqu'en Australie, invitée d’honneur cette année car particulièrement fan de l’émission.
Il faut être hyper original ou kitsch pour gagner
On nous ressort souvent l'exemple de Lordi en 2006, et depuis l'année dernière de Conchita Wurst. Pourtant, il s'agit de 2 arbres qui cachent la forêt. En étudiant les gagnants depuis 10 ans, on se rend compte qu'ils sont très... classiques:
Une chanteuse pop grecque en 2005
Une chanteuse de ballade serbe en 2007
Un chanteur pop russe en 2008
Un minet au sourire ravageur faisant du violon norvégien en 2009
Une chanteuse pop allemande en 2010
Un couple chantant une ballade de guimauve azéri en 2011
Une chanteuse pop électro suédoise en 2012
Une jolie jeune fille danoise qui chante une ballade en 2013
Les extravagants ou les kitschs font rire mais passent rarement les demi-finales: dustin la dinde irlandaise en 2008, les crameurs de platine bulgares toujours en 2008...
Nos fatals picards, Jessy Matador, Sébastien Tellier ou twin twin étaient tous originaux et/ou extravagants et ont pourtant eu des classements assez mauvais. Au contraire de Patricia Kaas qui était tout en classe, émotion et sobriété qui finit 8e en 2009.
Il y a un "format" Eurovision, qu'on ne suit pas
Des rockers finlandais (2006) au minet norvégien avec son violon (2009), de la pop électro suédoise (2012) à la ballade serbe (2008), peut-on vraiment dire qu'il existe un format gagnant ?
Alors, que faut-il faire pour gagner ?
Tout d'abord, avec plus de 30 participants chaque année et un seul élu, il n'y a aucune injustice à ne pas gagner vu la concurrence. Terminer dans le top 10 est déjà une belle performance !
Une inspiration possible est la Suède et son melodifestivalen: une sorte d'Eurovision suédois qui permet au gagnant de reprensenter le pays. Ils vont même jusqu'à mettre un jury international pour maximiser le choix idoine du bon concurrent. Des stars assez connues y participent chaque année.
Si on reste sur notre mode de choix français actuel (très opaque et arbitraire), il n'y a pas 50 façon d'y arriver: avoir une bonne chanson !
Une chanson entraînante, facile à retenir, positive et joyeuse, assez classique dans sa conception.
Pour l'accompagner, une mise en scène adéquate, qui ne desservent pas la chanson (en prenant le pas sur la partie musicale par ex).
Conchita Wurtz n'aurait jamais gagné si sa performance vocale n'avait pas été si forte. Les réactions du public sur place semblait témoigner de l'émotion ressentie par la performance sur scène, celle qui a justifié les votes. Bien évidemment, sa particularité physique était sa mise en scène et a permis de mettre en avant la chanson.
Autre solution, plus radicale: acheter des votes dans les petits pays pour gagner, méthode azérie 2011, mais nous valons mieux que cela :)
PS: un bel article belge de 2012 sur pourquoi regarder l'eurovision: http://www.courrierinternational.com/article/2012/05/22/pourquoi-regarder-l-eurovision


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jeudi 8 janvier 2015

Résolution

En général, j'en prends peu, mais là, je me dis que c'est le bon moment.

2015 sera l'année du changement de job, après bientôt 4 ans au meme endroit.

Même si j'ai vécu une aventure formidable, je sens que j'ai fait mon temps.

Et puis comme dit l'adage, c'était mieux avant.

Le plus dur est devant moi: je suis quand même bien où je suis, et je prend donc le risque de trouver moins bien.

D'où le fait de prendre du temps pour être sûr de faire le bon choix, tant d'un point de vue pro que perso.

Affaire à suivre !

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lundi 13 octobre 2014

-M-

Ce WE, je me suis rendu à un baptême. J’étais le parrain de la fille d’un ami de 14 ans. Cette amitié remonte à l’époque ou j'étais en classe préparatoire. Au détour d'une conversation, nous avions découvert que nous étions originaire du même coin en Champagne. Autre coïncidence, sa sœur (-M-) avait été dans la même classe que mon frère en quatrième.
Cette sœur était vraiment sympa, et j'avoue qu'à force d'aller chez cet ami, je lui portais de plus en plus d'intérêt.
Comment lui faire comprendre ? Ce n'était pas facile, puisqu'à chaque fois que je la voyais, son frère était avec nous.
Je n'avais pas de téléphone portable, impossible d'avoir son mail (si elle en avait un d'ailleurs), j'avais alors pensé à déposer une lettre dans sa chambre, je l'ai même rédigée puis me suis ravisé: et si elle le prenait mal ? Et si elle disait non ? Comment réagirait son frère ?
Quelques temps, j'apprends qu'elle a un copain, sans savoir si c'était sérieux. J’étais déçu et j’ai renoncé.
Un an après, je passais mes concours dans un lycée qui se trouvait être le lycée de –M-. Ce fut l'occasion de manger ensemble le midi : des pauses fort sympathiques au milieu de ces épreuves, cela me permettait de m’évader et la compagnie était charmante, mais rien de plus. Ma tête était aux concours et je ne devais absolument pas les rater (c’était ma 2e et ultime tentative)
Je l'ai revu une fois en 2006 en coup de vent (elle quasi mariée, tandis que j'étais en couple depuis peu et je m'apprêtais à partir quelques mois à Berlin), un soir rapidement en 2008 (elle avec un enfant, moi qui emménageais avec Sireli – je me souviens avoir demandé son numéro à mon pote, pour je ne sais quelle raison d'ailleurs, mais il a oublié de me le passer) et enfin en 2013, à l’anniversaire de notre future filleule (elle enceinte de son 3e enfant, moi père depuis 10 mois).
C'est là que j'ai su que -M- et moi serions parrain et marraine de la même filleule. Je trouvais cela amusant que nous soyons réunis de la sorte. En effet, c'est la 3e enfant de mon pote, -M- aurait donc pu être marraine bien avant.


Au cours de ce baptême donc, plus précisément lors du repas suivant la cérémonie, la mère  de -M- me présente à son nouveau mari (elle a divorcé d'avec le père de -M-). Elle se souvenait parfaitement de moi, je ne l'avais pourtant vu que quelques fois en 2001/2002. La première fois, c’était lors d’un épisode particulier puisque mon pote apprenait qu'il était admissible à toutes les écoles de commerce du concours que nous venions de passer, tandis que j'apprenais mon échec à toutes ces écoles. Elle avait trouvé admirable ma réaction: son fils sautait partout de joie et j'étais content pour lui, plutôt que de m'apitoyer sur mon sort ou partir. Elle mettait donc en avant ma gentillesse, mais aussi ma volonté, mon abnégation de l'époque (j'ai réussi l'année suivante).
Et puis d'un coup, elle lâche une petite bombe:
"je t'ai toujours trouvé très bien, -M- aussi d'ailleurs, elle aurait bien voulu que vous soyez ensemble, mais ça ne s'est pas fait, c'est vraiment dommage, car ça m'aurait bien plu !"

Ce genre de bombe est sournoise, car elle n'explose pas immédiatement: j'ai enchaîné assez facilement dans la conversation, mais c'est après que j'ai accusé le coup, quand la bombe s’est fragmentée en de multiples morceaux.
J'y ai repensé toute l'après-midi qui a suivi, d'autant plus que -M- était là. J'ai repensé à beaucoup de choses, revu les événements sous un nouvel angle. Ça s'est bousculé dans ma tête, c’était très étrange, j’avais de nouveau 19/20 ans, j’ai ressenti les émotions que j’avais à l’époque, puis celles d’aujourd’hui, tout ça a formé un maelstrom difficile à contenir.
Cette petite remarque m’a fait réfléchir et surtout a eu beaucoup d'échos, sur plusieurs plans:

J'ai pris conscience de ce à quoi tenait notre existence. Pour chaque situation, une multitude de choix aux conséquences très diverses. Cela me fait penser au film "le battement d'ailes du papillon" (Audrey Tautou ). Bien entendu, j'ai pleinement conscience que chacune de mes décisions ont eu des conséquences parfois nettes, parfois plus floues, mais elles ont déterminé ma position, tant d'un point de vue privé que professionnel. La plupart de ces choix étaient conscients justement: je savais quelles conséquences elles auraient. Ce qui m'a pris au dépourvu ici, c'est que c'est arrivé sans que je le décide vraiment. Cela aurait pu marcher, il aurait suffi de très peu: une lettre, ou peut être un regard, l’un qui ose plus que l’autre, que sais-je.
Cette histoire de lettre manquée me fait d’ailleurs penser à un autre film: "Manon des sources" et la lettre qui n'est jamais arrivée, avec les conséquences que l'on sait. En tout cas, on ne se rend pas compte à quel point tout aurait pu être différent, ça m'a vraiment fait prendre du recul sur ma situation actuelle et de toutes ces orientations qui m'ont amené à ce que je suis.

Le deuxième choc, c'est de se repasser ces 13 dernières années, et d'imaginer cette réalité parallèle.
J'aurais vécu très différemment ma vie en école de commerce, je me serais peut être posé moins de questions existentielles entre 2002 et 2005 (une période bien troublée sentimentalement, avec beaucoup de questionnements ou des rateaux mémorables) tout en ayant peut-être l’impression de ne pas vivre pleinement ma vie d’école (être en couple en école, c'est passer à côté de la drague en soirée par ex). J'aurais peut-être des amis bien différents (une copine peut éloigner des amis par ex).
Je pense également que j'aurais choisi d'autres stages (car d’autres opportunités via les beaux-parents ?) et donc peut être un travail différent aujourd'hui. Enfin, il n'y a à peu près aucune chance pour que j'habite là ou je suis actuellement, tant ce lieu a été choisi à deux. La seule manière de s’imaginer le point d’arrivée, c’est cette photo où nous posons tous les 2 -M- et moi, avec notre filleule, comme un clin d'oeil.

L'autre questionnement (et lié au précédent) est forcément : « ai-je fait le bon "choix" ? » (on est d'accord que ce n'en était pas un au final)
Je ne m'étais jamais posé la question tant le couple avec sireli est une évidence. Et puis surtout, aucune des copines que j'ai eu avant ne m'avait semblé judicieuse pour une aventure à long terme (même si evidemment à l'époque, j'étais persuadé du contraire). -M-, c'est différent dans le sens où je sens que ça aurait pu marcher également. Pas forcément en mieux, mais je sens que ça aurait été possible.
Bref, ça ne répond pas à la question du bon choix. C'est dur de répondre en fait. Ce que je peux à coup sûr étudier, c'est ce que m'a apporté ma relation avec Sireli.
Outre la stabilité, la confiance et l'évidence après des turbulences, c'est d'abord la découverte d'autres cultures et donc une ouverture que je n'avais pas forcément (il m’a fallu quelques mois d’ailleurs). Surtout, volontairement ou non, elle a réveillé ou développé des aspects de ma personnalité qui étaient enfouis: la curiosité, une soif de découverte, une ouverture à un autre milieu (qui est en fait le mien, mais que j’étais en train de quitter en ne fréquentant que des « sup de co »), du recul sur ma famille également (pour le meilleur et le pire), mon style vestimentaire (j'ai abandonné les pulls jaunes une taille trop grand ^^), la cuisine (je ne savais même pas faire des pâtes bolognaises quand on s'est connus). Rien que de ce point de vue-là, j’ai tout gagné et la réponse est évidente.

Enfin, pour conclure, peut être que ça n'aurait mené nulle part, que ça n'aurait pas duré, voire on ne se serait pas mis ensemble. J'ai traversé comme je le disais quelques mauvais moments dans les années qui ont suivi cette possibilité (que je ne connaissais pas). J'aurais pu les éviter, mais elles m'ont peut-être permis de grandir et d'apprécier encore plus la suite. 

 Le dernier film qui me fait penser à cette histoire, c'est "Amour et turbulences"  (Nicolas Bedos, Ludivine Sagnier). Les 2 protagonistes ont vécu une courte et belle histoire mais se sont séparés sur un coup de tête. Ils se retrouvent quelques années plus tard, par hasard, alors qu'elle va se marier avec un banquier par dépit, car c’est un choix sûr financièrement et sentimentalement (pas de mauvaise surprise). Sa mère aurait préféré qu’elle soit avec Nicolas Bedos, un choix moins lisse, plus charmeur etc.
Et bien quand je vois le mari de –M-, je vois ce banquier qui est joué par Arnaud Ducret dans le film : elle a fait le choix sûr, sans surprise, mais plan-plan et gnan gnan. C’est peut-être ça que la mère de –M- a voulu dénoncer par procuration à son mari en m’utilisant : elle aurait préféré que sa fille trouve « mieux » que ce type qui ne fait pas rêver (comme elle l’a fait elle-même en divorçant à 27 ans).

Mais comme je ne suis pas Nicolas Bedos pour autant, je pense que cette note arrive à son terme ;)

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jeudi 28 août 2014

10 ans

10 ans quand même que je tiens plus ou moins assiduement ce blog.

Quand même !

Salutations à toi le stagiaire glandeur qui a créé ce blog pour passer le temps en aout 2004, décrire tes tout 1ers collègues de bureau et avoir un exutoire...

Bises à 20six, où qu'il soit

et dédicace à Goldy, merci d'être aussi con, dire que ça faisait même pas 1 an qu'on se connaissait à l'époque.

Ma seule déception, c'est de n'avoir fait que croiser en ligne certains pseudos, sans aller plus loin, mais c'est le jeu du blog.

 

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dimanche 22 juin 2014

A retenir du Danemark

Petit séjour au Danemark, retour vers un lieu connu (j'y ai vécu 4 ans) et en même temps découverte d'un pays longtemps fantasmé, avec désormais des yeux d'adulte.

 

copenhague

Que retenir de ce séjour et des choses que j'y ai vu ? Beaucoup de choses dont on devrait s'inspirer, en voici une sélection:

Des transports propres, calmes, climatisés, larges avec des places prévues pour les vélos et les grosses poussettes. Du wifi gratuit est proposé dans tous les wagons, des écrans affichent des infos en continu, mais également la météo et l'état du réseau.
Comme en Allemagne, il n'y a pas d'énormes portiques à passer en entrant sur les quais pour valider son titre de transport (qui sont anti valises, bagage, pousette, vélo..).
Les contrôleurs sont seuls et sont très souvent des controleuses. Elles ne sont pas accompagnées de molosses qui se prennent pour des cow-boys, et elles ont le sourire.
Une ville faite pour les vélos: les pistes cyclables sont à part (et non dessinées sur un trottoir ou partagés avec le couloir de bus..) et ont des feux spécifiques. Les vélos sont prioritaires sur les piétons et il existe des parkings à vélo partout. Résultat: très peu de voitures.
Tout est prévu pour les enfants, il y a toujours un espace prévu pour les accueillir, les occuper, un peu comme les espaces chez Ikea (qui vient du pays voisin suédois).
Tous les films, series et même les interviews sont en VOST, que ce soir à la télé comme au cinéma: vous ne verrez donc pas un film américain avec Robert Downey Jr parlant danois, une interview de Didier Deschamps sera 100% compréhensible pour vous car il n'y aura pas un insupportable traducteur danois qui parlera par dessus sa voix. Du coup, depuis tout petit, les danois sont ouverts aux langues et habitués aux intonations étrangères.
Quand on a affaire à des caissiers, serveurs ou employés des musées (mais même n'importe quel quidam dans la rue), nous avons droit à un anglais parfait, un sourire et une réelle envie de rendre service. Les gens ne font pas la tête. On en ressortait d'ailleurs de certains magasins avec une bonne humeur suite à un échange. Ça change des caissiers portes de prison qui te font sentir qu'ils préféreraient être ailleurs.
Globalement, les gens ont l'air moins stressés et moins renfrognés qu'à Paris. Ils sont vraiment plus cool, se posent et ne passent pas leur temps à dévisager la personne qu'ils croisent.
Culinairement parlant, il existe un choix de pains et de viennoiseries plus grand qu'en France. Les viennoiseries sont délicieuses et plus vériées (à base de creme patissière, confiture, marzipan, chocolat ou glaçage au sucre). Elles se rapprochent des patisseries allemandes, elles-aussi excellentes.
La consigne sur les bouteilles: Quand on achète du coca ou de la bière, on paye une consigne en plus sur le ticket de caisse. Après 2 solutions: la ramener dans n'importe quel supermarché. Une machine analyse le type de bouteille quand on la rend et calcule un montant qui se transforme en bon d'achat dans le magasin où se situe la machine. Autre solution: jeter la bouteille à la poubelle. Dans ce cas, des gens pauvres font les poubelles et les récupèrent pour obtenir l'argent. C'est du gagnant -gagnant. A noter que ce système existe depuis longtemps et marche dans d'autres pays comme l'Allemagne. On attend quoi pour le mettre en place ?

Bien entendu, tout n'est pas rose. il existe des choses que l'on n'envie pas au Danemark, par exemple:
La vie est chère, que ce soit au restaurant comme au supermarché. La viande notamment est particulièrement peu accessible.
Peu de supermarchés, qui sont surtout faits pour des petites courses. Tout est classé à l'unité, par exemple les bouteilles de lait (pas de pack de 6). Tous les produits laitiers sont sotckés dans des conditionnements identiques: difficile de savoir si ce gros pot est du yaourt, de la crème fraiche, ou autre chose.
Les monuments ou musées ouvrent à 10h et ferment à 15h l'hiver et 17h l'été. Il est donc difficile de visiter tout en prenant un déjeuner. Notre solution: nous prenions un solide petit déjeuner, eventuellement un truc sur le pouce et nous mngions à partir de 18h. Comme les danois en somme.
La nourriture n'est clairement pas le point fort du Danemark, à part les Wienerbrød précédemment cités.

 

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vendredi 23 mai 2014

2004

Je me rends compte que ce blog va fêter ses 10 ans, enfin, pas celui-ci exactement (il date de début 2006), mais c'est pareil.

Or, en 2004, "y'a 10 ans", ça voulait pas dire grand chose, car j'étais encore petit.

Alors qu'en 2014, ça fout un sacré coup de vieux de se dire que 2004, c'était il y a 10 ans.

En même temps, c'est vrai et faux à la fois.

Oui, j'étais déjà un adulte, oui, je peux me reconnaitre dans cette personne, il y a des tonnes de choses qui me reviennent sur cette année 2004, notamment des prénoms qui m'ont marqué: Exupérance, Charlylie, Céline, Florence, Alexandra, Séverine (et Liliane, Solenn, Xavière ou Sandrine auparavant). Des prénoms qui ont occupé cette année là pour diverses raisons, en tout cas toujours des moments assez intenses en émotion, dans un sens ou l'autre.
De ce point de vue là, je me rends compte que j'étais très adolescent, avec tout ce que cela signifie: histoires qui se bousculent, détails qui deviennent des affaires d'Etat, puérilité de certaisn comportements, intensité des sentiments ou des actes, ascenseurs émotionnels..

Bref, heureusement que je n'ai commencé mon blog qu'en aout 2004 finalement, car j'aurais pu écrire des romans sur tout cela.

J'avoue regretter un peu ces ascenseurs émotionnels, car cette sensation parfois douce parfois amère me faisait connaitre des sensations qui me semblent quasiment impossible à connaitre à nouveau. Mais en même temps, ne pas regretter d'avoir un peu stabilisé tout ça car ce n'était pas viable à long terme toutes ces turbulences.

Allez, je l'avoue, ce n'est pas bon de retomber sur de vieux mails datant de cette époque là ^^

PS: PEM, je suis retombé sur un mail où tu parlais de moi, c'est énorme comme tu parles bien quand tu veux ;)

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jeudi 22 mai 2014

temps, parentalité et changements

Envie d'écrire tellement de choses ici et en même temps, pas le temps, ou plutôt plus le temps dédié à ce lieu.

Toujours ces idées et envies d'ailleurs, mais aucune idée de point de chute: l'endroit idéal n'existe pas. Nous n'avons aucune attache familiale dans une grande région, et partir, c'est choisir.. A la fois envie d'avoir la mer et le soleil, mais nous ne sommes pas du Sud, envie d'est et proche de l'Allemagne, Suisse voire Italie. Mais le climat continental...

Bref, jamais eu l'occasion de revenir sur ma paternité et la transformation intérieure depuis 1 an et demi.

Finalement, comme d'habitude chez moi, au début, ça me paraît insurmontable et je ne me sens pas prêt. Puis arrive ce fameux moment où ça bascule et tout me semble évident ou tout du moins logique.
ça m'avait déjà fait ça pour le permis, les concours, travailler pour de vrai..

Je suis aujourd'hui partagé car j'ai l'impression d'être toujours moi, et quand je suis avec la petite, je suis "naturellement" son père: je ne me pose pas 10 000 questions. Comment ne pas se comporter autrement avec un p'tit bout qui ne sait pas se débrouiller seul et est entièrement dépendant de nous ?
Au début, on devient, puis progressivement, on EST parent.
Ça se rajoute à toutes nos expériences qui font de nous ce que nous sommes aujourd'hui, et ça devient nous.
Ce qui me fait le plus bizarre, c'est cette transition à la fois douce et violence entre les differrents moi.
Il y a 10 ans, je ne rêvais que de soirees, sport, association de l'école et copines. Je me souviens notamment du déchirement de mon départ en stage qui m'eloignait de cette vie que j'essayais malgré tout de vivre par procuration ou en utilisant des subterfuges sophistiqués.

Un an plus tard, de retour à la vie étudiante, cette envie m'avait passé. J'avais changé, je ne me sentais plus à l'aise et je sentais que je devais passer à autre chose.
Aujourd'hui, c'est la même chose: j'aime ce que je fais alors que je l'aurais peut être refusé ou mal vécu il y 2-3 ans, car je n'étais pas dans l'état d'esprit, je n'étais pas prêt.
Il y a certes une continuité en nous mais aussi de nettes ruptures qui font que nous évoluons et ne sommes plus tout à fait les mêmes à chaque étape.

Mon seul regret, car je le maitrise mal et que ce n'est pas le résultat d'un changement en moi ou une volonté: l'éloignement et le désintéressement d'amis autour de moi au profit d'un recentrage sur boulot-foyer qui me désole un peu. ça devient de plus en plus compliqué de se voir ou de passer du bon temps ensemble à s'éclater, alors qu'il y a tant de possibilités encore.

Mais l'exemple de mes parents montré bien que c'est un mouvement naturel (la plupart des amis qu'ils voyaient tous les jours à 20 ans, très souvent à 30 ans, quelque fois dans l'année à 40 ans et rarement aujourd"hui) même si de ce point de vue, la transition se fait trop rapidemment à mon goût...

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mercredi 4 décembre 2013

Opération des yeux

Cela fait plus de 20 ans que je porte des lunettes. Au début, une simple difficulté à lire le tableau depuis le fond de la classe. L'élève de 6e que j'étais découvre les lunettes, "à porter uniquement en classe, pour lire ou regarder la télé". Je découvre les termes myopes et astigmates.
l'arrivée des lunettes est un soulagement, ni trop contraignant, ni trop gênant, puisque je peux faire du sport sans souci.
10 ans plus tard, ma vue a évolué, en moins bien. Je dois porter des lunettes en permanence. Faire du sport devient compliqué.
Je découvre donc les lentilles. Cela m'a fait un double choc.
Le premier a été d'apprivoiser l'installation, en écartant les paupières et en collant un corps étranger sur ma cornée.
Le second a été de découvrir l'incroyable pouvoir de cet objet invisible qui remplaçait les lunettes. J'avais jusqu'à ce moment la l'impression qu'il était impossible de bien voir sans ce prisme correcteur qu'était le verre.
Malheureusement, je supportais de moins en moins bien les lentilles et ne pouvais les garder que quelques heures. Cela limitait leur usage à du sport et quelques soirées, bien choisies. Et les lentilles évidemment, d'abord mensuelles puis journalières, qui m'ont bien aidé même s'il y avait des contraintes.
Les lunettes étaient devenues de fidèles garde-chiourmes de mes yeux. Il n'y avait que l'été que je pouvais dissimuler cela derrière des lunettes de soleil corrigées.
Et puis j'ai entendu parler de l'opération des yeux au laser, petit à petit. Mais plusieurs obstacles se présentaient: anxiété, dangerosité, prix, risque..
Sauf que depuis quelques années, je remarquais de plus en plus d'amis, collègues ou proches qui y avaient eu recours... et en étaient très satisfaits.
J'ai donc posé des questions, lu quelques dossiers. Mais je n'osais sauter le pas.
Je ne sais plus ce qui m'a finalement décidé. Cela a fait son chemin petit à petit. La fin de ce cheminement a été un collègue qui l'avait fait très récemment et avait donc tous les renseignements: période idéale, temps, prix, remboursement mutuelle...
Ma décision était prise, et tout s'est emballé: je recueillais encore des adresses puis prenait finalement rendez-vous pour un test d'éligibilité à cette opération.
Une fois la batterie de test effectuée, j'étais déclaré apte, avec "une belle épaisseur de cornée". J'avais donc droit au lasik 100% laser.
J'avais rendez-vous 4 semaines plus tard. Parfait, car il vaut mieux éviter de faire l'opération l'été, l'œil étant plus photosensible après l'opération.
Que dire de l'opération ?
Un mélange d'envie et d'appréhension: on touche à mon œil quand même !
On me fait un dernier test rapide, puis on m'enfile une blouse légère, des protèges chaussures et une charlotte sur la tête. Je chausse une dernière fois mes lunettes. Arrivé dans la salle, on m'installe sur une sorte de fauteuil de dentiste (mais plus plat et incline) avec un creux pour la tête.
La suite ?
Quelques gouttes d'anesthésiant dans chaque œil, puis on me met les écarte-paupières. Ce n'est pas douloureux. Arrive une sorte de rond de serviette qui est placé sur l'œil. On me dit que cela va devenir noir, c'est le cas, puis de ne plus bouger, ce que je fais. 5 secondes plus tard, on s'occupe de mon autre œil: même procédé (l'œil "au repos" est bandé).
"Le plus dur est fait" me dit-on.
On revient au premier œil, où les écarte paupières laissent place à du sparadrap (me semble-t-il). On me dit de regarder la lumière verte au dessus et de la suivre, même si elle devient floue par moment. Je la suis pendant quelques secondes (17 paraît-il). Ce n'est pas fatiguant. Puis même chose avec l'autre œil. Voilà terminé.
Je me relève doucement et là, je m'aperçois que je vois beaucoup mieux. C'est certes assez trouble mais beaucoup mieux.
En salle de repos, un peu de boisson et de gâteaux me réconfortent.
Une demi-heure plus tard, je suis rapidement contrôlé et j'ai rendez-vous pour le lendemain.
Je ressors accompagné de mon père, et avec des lunettes de soleil.
Finalement, ça va plutôt bien, mais au milieu du trajet, je sens que le produit anesthésiant n'agit plus. Peu à peu, je ne peux plus ouvrir les yeux et des larmes affluent car j'ai une sensation de sable dans les yeux. Je ne vois plus rien, la lumière l'aveugle littéralement et l'aide m'est bien précieuse. Quelques gouttes dans les yeux, une sieste de quelques heures et la situation s'améliore progressivement.
Ce n'est que le lendemain matin que je me rends compte qu'il n'y a plus de séquelles de l'opération. Je vois parfaitement. Le contrôle le confirme: 10/10 !
Alors est-ce à faire ?
Je réponds oui sans hésiter, car l'opération n'est absolument pas douloureuse, elle est courte et mis à part 2-3h à pleurer, cela se passe très bien.
Il y a certes le prix (jusqu'à 3000€ selon la méthode) et des gouttes à mettre 4 fois par jour pendant 3 semaines et des coques à porter la nuit pendant une semaine, mais c'est peu de choses comparé au changement radical que cela apporte: pour moi, l'impression de porter des lentilles en permanence.
Il s'agit d'ailleurs d'une impression étrange: la même que lors du port de mes premières lentilles. Je me demande comment je peux voir "naturellement", sans verre devant moi. Je me surprends à me dire qu'il faut que j'enlève bientôt mes lentilles car je ne pouvais pas les garder longtemps et je considérais mon temps à porter des lentilles comme du temps "minuté".
Bref, un vrai changement !

PS: ce post n'est pas sponsorisé ;)

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dimanche 6 octobre 2013

Partir: une note pour plus tard

Il est facile, en regardant en arrière, de brosser les grandes lignes de ce qu'on a fait (choix professionnels, personnels..) et tout semble avoir une certaine logique.
Pourtant, la vie n'est qu'une succession de choix, tantôt aux conséquences légères, tantôt aux suites structurantes. Le temps fait qu'on oublie les autres possibilités qui ont été mises de côté.
Le lieu de vie est un de ces choix structurants.
On nait forcément quelque part et on est forcément originaire de quelque part. De ces origines et du parcours de ses parents, chacun tire par la suite un sens du "chez soi". Certains voudront absolument retourner à leurs "origines", d'autres voudront au contraire élargir leurs horizons. 
Je suis moi-même très partagé. 
D'un côté, un destin tout tracé à vivre dans un pavillon en banlieue et travailler dans une grande boîte, en marketing. Il y a parfois du stress dû au poste et surtout aux transports, mais il s'agit d'un terrain connu et comportant peu de risques. La famille n'est pas très loin (même si pas toute proche) et le rythme est d'une relative sécurité, tant professionnelle que personnelle. Le seul changement potentiel étant un changement éventuel de poste professionnel. Bref, du rassurant, qui me convient plutôt bien.
Et puis il y a cette envie de connaître autre chose, de changer de cette voie toute tracée, mais sans savoir trop ou aller ni quoi faire.
L'envie de changer est surtout question du cadre de vie: marre du stress parisien, marre des parisiens, marre de ce microcosme pourtant constitué de 12M de personnes, de pas avoir le temps de voir les gens, de ne pas profiter des avantages de Paris tout en subissant ses inconvénients.
Finalement, je me rends compte qu'on profite peu de "l'avantage" d'être à Paris: on va souvent aux même restos, on ne profite des sorties culturelles que pendant les vacances (donc pas à Paris), idem pour ciné et théatre.
Du coup, ça ne contrebalance pas le métro boulot dodo, le prix exhorbitant de la vie (immo..) et l'impression de stagner. Au final, je me demande si je vais pas me réveiller dans 10 ans et faire le même constat.
Ma solution consisterait à changer d'air. 

DthZn

L'expérience de Berlin m'avait montré à quel point l'univers de Paris n'était pas sain, qu'il y avait de nombreux autres endroits plus ouverts et sympathiques, même si tous ne sont pas l'eldorado tant attendu. 
Je ne me vois pas toute ma vie subir la région parisienne pour se payer des WE ou des vacances où l'on cherche absolument à fuir ce mélange d'embouteillages, d'usines et de grand immeubles. Ce fameux paysage que l'on voit en arrivant en train à la capitale ou en voiture en rentrant de vacances.
Oui, le centre de Paris est mignon en tant que touriste mais le francilien n'en profite qu'à la marge. Je passe tous les jours sous notre Dame ou les Champs-Elysées sans les apercevoir et je ne les vois pas plus qu'un touriste finalement.
Je ne cherche pas a idéaliser des villes de provinces, qui ont aussi leurs défauts: bouchons à Nantes, Toulouse ou Marseille, petite taille (Tours, Dijon, Orléans..) ou tout le monde connaît tout le monde, chômage par endroit, ville morte le soir...
Mais en résumant les points forts attendus d'un espace urbain (circulation, sécurité, éducation, maisons, emploi), je suis sûr qu'il existe de biens meilleurs compromis que Paris, avec un niveau de vie bien meilleur (grande conso, immobilier..).
Si je pense que ce saut est possible, il existe de nombreuses questions et obstacles qui feront que cela ne se fera peut-être jamais. 
Premièrement: nos familles proches sont en région parisienne. Certes, ils ne sont pas à proximité immédiate (30 a 45 minutes en voiture) mais relativement proche. 
Mais si l'on résume le nombre de fois que l'on voit ces derniers, habiter à Orléans ne changerait pas grand chose finalement.
Deuxièmement, les amis. Mais au final, on arrive à cet âge ou chacun se replie sur son couple, sa famille, son boulot et où il devient dur de se voir sur une base régulière. On entretient ce qui a été une amitié de tous les jours en se voyant de temps en temps, et cette amitié ne repose plus sur des activités régulières. C'est donc de moins en moins un obstacle finalement et puis qui dit nouvel endroit dit aussi nouvelles connections. 
Troisième souci: si j'ai des racines champenoiso-bourguignonnes d'une part et nantaises d'autre part, aucune des villes de ces régions ne me rapprocherait de ma famille. En résumé: je n'ai pas de point de chute évident. 
Enfin, le principal point d'achoppement est le travail. J'aime mon boulot et je ne pense pas avoir été au bout de ce que j'avais à en faire ici. Partir en région serait un risque de ce point de vue, les perspectives en marketing y étant faibles. Il existe bien des perspectives au niveau de mon employeur mais elles toucheraient au commercial, domaine qui ne m'attire pas du tout. 
Il est évident pour moi qu'une tentative à l'étranger n'est pas envisageable car je serai surement le seul à trouver du travail et ça ne m'intéresse pas de gagner beaucoup plus pour au final devoir supporter les dépenses du foyer tout en ne voyant que peu ma famille. 
Cela dit, de nombreux signaux me montrent qu'il est possible de faire ce saut:
Un ami est parti en Suisse et a l'air de s'y plaire (le fait d'être originaire de Polynésie l'a aussi aidé à faire ce saut, ce dernier déménagement étant déjà le 4ème pour lui)
Mon frère parle d'aller à l'étranger (l'éducation nationale le facilite à partir d'un certain diplôme, et ce départ se ferait pour quelques années, pas plus)
Des coéquipiers du foot du samedi sont partis à Marseille et Toulouse (ils sont originaires de la-bas) et ont l'air de s'y plaire.
Un collègue du boulot quitte un poste en vue au marketing pour s'installer à Rennes (cela dit, ils n'ont aucun des blocages que nous avons: ils sont originaires de Reims et saint Quentin, où vivent leurs parents et sa femme voulait quitter Paris)
Bref, chacun de ces exemples a ou avait déjà un "frein" levé, qui était en soit une motivation.
La mienne semble plus s'apparenter à une fuite pour le moment, il s'agit donc de prendre le temps de la réflexion. Comme je le disais, je n'ai pas le sentiment d'en avoir fini ici. 
L'Express a ressorti son numéro annuel "quitter Paris" et déroule sur des dizaines de page des conseils sur les villes ou s'installer. Un numéro à garder pour plus tard, dans un an ou dans 10 ans, sait-on jamais...

Posté par Fiorgyn à 17:34 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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