J’ai entendu les informations ce matin…

800 bagnoles brûlées. J’ai lu le journal aussi… 3500 voitures depuis le 27 octobre.

J’ai pas envie d’en parler, mais en fait si.

Parce que je déteste la politique et les hommes politiques, parce que j’aime pas les gens qui utilisent des idées reçues, genre « Sarkozy, j’en ai marre ».

Donc voilà mon point de vue, suite de non arguments, juste des phrases comme ça, au fil de ma pensée :

Je comprends pas des jeunes qui n’ont rien à se reprocher s’enfuient dès qu’ils ont vu la police le 27 octobre. Même s’ils cherchaient à les contrôler (ce qui reste à prouver). Moi, ça me viendrait pas à l’idée (pas parce que je suis blanc, et ne vivant pas en cité, juste parce que je respecte la loi : obtempérer aux injonctions des forces de l’ordre).

S’ils ont toujours rien à se reprocher, pourquoi ils escaladent un mur de 2 m de haut, avec des panneaux « danger de mort » partout.

C’est malheureux de finir grillé comme ça, quand même.

Les ptits cons (ils ont rarement plus de 20 ans) qui brûlent les voitures ont rien à voir avec eux et ne le font pas par solidarité, juste pour s’occuper pendant les vacances de la Toussaint et se venger de ce con de voisin qui les engueule quand ils trainent dans la rue, alors que lui se démène pour aller bosser… en voiture.

Y’a même une surenchère : ils ne sortent pas de leur cité, mais se tiennent au courant par le journal de TF1 : combien de voitures brûlées hier dans le 9-4 ? ok, on doit faire plus.

Ils tabassent même des gens qui s’etaient regroupés pour dénoncer ça (dont une personne qui est aujourd’hui dans le coma dépassé).

Ils sont tellement stupides qu’ils brûlent les écoles, les commerce et leur gymnase…

Du coup, ils ont plus, ni approvisionnement, ni éducation, ni moyen de d’aller jouer au foot.

La seule réponse ? Sarko au 20h. Alors forcément, il fait dans le démago, mais c’est le propre d’un homme politique ! Il joue la présidentielle de 2007, comme tous les autres.

Réponse de la gauche ? Ils font dans l’encore plus démago : ils tapent sur Sarkozy. C’est pas très dur, c’est le seul à se mouiller, et comme ça, tout le monde les suit. Et tout le monde oublie qu’eux comme ceux d’en face sont responsables de la situation. Faut-il rappeler l’incessant aller-retour gauche-droite au pouvoir depuis 25 ans ?

Tout ça pour dire que c’est une frange minoritaire de la population vivant en cité qui se dit « désoeuvrée », et qui fait payer tout le monde. Leurs excuses sont bidons.

C’est trop facile, quand on critique les « jeunes de banlieue », on a pas le droit de faire une généralisation, mais quand on cherche une explication ou justification à ces actes, là, on a le droit de généraliser : ils sont stigmatisés, sans avenir, on veut pas d’eux etc etc.

Je connais des gens désoeuvrés autour de moi, sans travail depuis 10 ans, et pourtant, ça leur ai jamais venu à l’idée de brûler la voiture du voisin ou de caillaisser un bus. Et ils sont réellement sans avenir.

Au final, tout cela est malheureux pour les propriétaires de voiture, pour les victimes de ces violences en premier lieu, pour la campagne que ça nous prépare, et aussi pour les victimes à plus long terme : ceux qui n’ont rien fait, mais qui seront quand même considérés comme les fautifs. Tout le monde a sa propre solution. Une chose est sûre : on connaît le nom des fautifs dans les cités. Mais ils ne seront jamais interpellés, ou si peu.

La première étape, c’est peut –être bien de briser la loi du silence.

(désolé, j’aime pas ce genre de note, chacun a son avis, mais j’avais envie…)