mardi 28 novembre 2006
Episode 10: Noël et l'enfance
Le père noël, j’y ai cru assez
longtemps, j’ai dû découvrir à 9 ou 10 ans que finalement, non...
Et je ne regrette pas, je devais
vouloir y croire. Noël était un véritable enchantement, dont l’attente
commençait dès la
toussaint. Novembre était le mois des choix. Pour cela, une
merveille : aller à Paris aux Grands magasins. Aller à la capitale, voir cette
ville illuminée. Là-bas, on voyait les vitrines animées de nombreuses
marionnettes, cachées par les enfants et les parents qui se pressaient contre
les vitres. On avait donc l’impression de découvrir un trésor. Puis on entrait dans les
magasins, véritable caverne d’Ali Baba, remplie de jouets. Effet amplifié par
les animations et décorations de l’intérieur. Comment ne pas être extasié,
émerveillé par ces magasins emplis de jouets à choisir. Car on ne faisait que
choisir, ne se doutant pas que ma mère allait dans la semaine acheter les
cadeaux (pas aux grands magasins) selon ce qui avait l’air de nous plaire (aidé
aussi par la lettre au père noël comme base). Mais vraiment, entrer dans ces
magasins décorés, c’était un vrai rêve éveillé de gosse. Enfin, on contemplait
le sapin immense, qui paraissait démesuré, montant jusqu’au toit.
Puis on finissait en se rendant
en haut des Champs Elysées, pour aller déguster des viennoiseries danoises à la
maison du Danemark, me rappelant mon enfance.
Début décembre, il y avait le
noël du travail de mes parents, où on avait un spectacle, un goûter et un
cadeau. Ça aussi, j’adorais, notamment le goûter avec les petites
viennoiseries.
Enfin, on allait au cinéma, voir le dernier Disney. Au début des années 1990, c’étaient encore des vrais dessins animés, de vrais classiques : la Belle et la Bête, la petite Sirène, Aladdin, le roi Lion... Les nouveaux sont en 3D, sont plus « jolis », mais perdent de leur charme désuet et de leur côté conte de fée qui s’harmonise si bien à la période de noël.
J’espère pouvoir transmettre à mes enfants cette magie quand ce sera à mon tour de jouer les enchanteurs.
Commentaires
Avant de transmettre, va falloir t'y mettre mon garçon! ^^
hi hi moi c'est déjà fait !
oh, j'ai encore le temps avant d'être vieux comme toi... :p
et surtout faut être 2. qui voudrait d'un minifio? ^^
Sireli>mwhahahahahahahahaha !
Fio>cassssssssssssséééé ! :D
=> Sireli: moi :)
=> LST: tu te prends pour Nolwen ?
Jusqu'au jour où tes enfants arriveront en disant "Dis Papa, ya machin qui m'a dit que le Pôpô Noël il existait pas! C'est pas vrai, hein?" avec des petits yeux suppliants de te dire que si, en fait, il existe et que machin est un con.
Mon petit cousin m'a fait le coup...
=> MJC: 1ere réponse: et toi, tu en penses quoi ? Après, bon, tu peux pas leur mentir non plus.
Et même si on t'en veux sur le moment ("le complot des adultes", les "méchants", je leur en voulais à mort), tu te rends compte après coup qu'ils t'ont permis de rêver, même si l'atterrissage a été dur.
Je serai donc un menteur moi aussi..
on oublie après, parce qu'on comprend, et on veut la même chose pour ses enfants, car on garde en mémoire les meilleurs souvenirs, pas le jour où on a su.
moi ca s'est fait tout seul, je ne sais pas si le jour où on me l'a dit j'y croyais encore. en tout cas, je faisais tout comme. c'est mon cousin qui me l'a dit, au réveillon de noel. je me souviens très bien de la scène. il ne m'a pas dit que le père-noel n'existait pas, mais que c'est mon père qui sonnait à la porte et pas le père noel (nuance!)
mais même qd tout le monde savait, du plus grand au plus petit, on continuait cette magie, à mettre les cadeaux dehors au seuil de la porte, à sonner, et à crier "merci père-noel"! ensuite avec l'âge on s'est calmé, mais ce qu'on veut, tous (je parle de mes cousins, mon frère et moi, mais en général tout le monde), c'est de perpétuer cette "tradition".
ha c'est beau ce que je raconte, petite larmichette tiens.
En grande section de maternelle, ya Luis qui a dit que les cadeaux en fait c'était les parents. Je me souviens très bien du tollé soulevé pendant la récré, chacun y allant de son argument.Et chacun a dû cogiter le soir, et choisir ce qu'il préférait croire... mais le doute était immiscé ! ça me semblait tellement impossible, sur le coup, ce que racontait ce Luis, tout de même. Je me revois en train de raconter ça à ma mère, espèrant qu'elle allait démonter tout les arguments de Luis !
=> Sireli: nous aussi, on continuait, car nos cousines étaient plus petites, et servaient de pretexte
=> Mimi: le pb, c'est que les petits font trop les fiers à raconter ça des qu'ils le savent, pour "faire style".
Et du coup, birsent le rêve des autres, egoistes qu'ils sont...
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