Au début des années 1990, un accessoire était particulièrement prisé : le sac banane.

Le sac banane était une espèce de poche se plaçait sous le ventre à bière, au niveau de la ceinture. Il se clipait à l’arrière, en bas du dos. Tout le monde en avait chez moi: mon grand-père pour les vacances, moi dans la cour de l'école..
Le sac banane avait l’avantage de remplacer le porte feuille ou le sac à main. On y mettait ses papiers, la carte routière, un plan de métro, une mini bouteille d’eau. Il dispensait son possesseur de l’utilisation d’un petit sac à dos pour les touristes.

Mais il donnait un air de touriste justement, et surtout, était facile à voler : une simple pression sur le clip derrière, et le sac s’envolait. J’en ai eu un, dans lequel je mettais mes billes, toutes mes billes, jusqu’au jour où l’ayant posé pour jouer au foot, je l’ai perdu, subtilisé par un camarade fort discourtois à mon égard.
Il avait aussi le désavantage d’être souvent dissimulé sous le muscle Kro de certains messieurs. Dommage, c’était marrant de voir avec quelle passion certains s’amusaient à les personnaliser, en les décorant de pin’s notamment. Déjà qu’ils avaient souvent des couleurs flashy, très début des années 90...

Aujourd’hui, le sac banane a de nouvelles utilisations :
Soit servir de signe distinctif aux jeunes racailles, avec le survet’ T*cchini et la casquette Lac*ste.
Soit pour les prostituées berlinoises. C’est un des seuls signes distinctifs qui permet de savoir que non, elles ne veulent pas traverser la rue, car pour le reste, elles sont beaucoup plus classes que par chez nous.
Non, le sac banane n’est pas mort !