Vous souvenez vous des Bamboula ?

Des biscuits au chocolat, aux pépites de chocolat, j’adorais, vraiment.
Présentés dans 2 sachets fraîcheurs (à l’époque, l’écologie n’était pas prioritaire) de 6 biscuits chacun.

La mascotte était un enfant, visiblement africain affublé d’une peau de léopard. Et c’est là que le bat blesse. Bamboula + garçon africain + peau de léopard= cible du politiquement correct.

Fini donc les bamboula, adieu petits biscuits délicieux. 

Ils auraient pu changer de nom, mais non, Saint Michel a préféré carrément supprimer ces biscuits qui auront connu le même destin funeste que les Créola, ces desserts au lait qui portait un nom trop connoté, ou le slogan « oh y’a bon » de Banania (amusant, quand on sait que le symbole du tirailleur sénégalais avait été choisi en hommage aux sacrifices de ces soldats par le créateur de la marque lui-même).

Pourtant, les Bamboula étaient le symbole du renouveau de Saint Michel, avec des investissements importants, pour preuve, au début des années 90, un village Bamboula était créé en Loire Atlantique, avec la reconstitution d’un village africain, avec spectacles de danse d’un ensemble artistique et découverte de cultures.
 

Ces gâteaux sont le symbole du politiquement correct apparu dans les années 90. La chasse aux noms ou expressions est bien plus aisée que de lutter en profondeur contre les inégalités.

Par exemple, aujourd’hui, on ne dit plus un « noir » comme on dit un blanc, mais un « black », quelle hypocrisie... Est-ce que cela change la condition des personnes désignées et l’attitude des gens racistes pour autant ? Je n’en suis pas sûr.

Prochains épisodes sur d'autres produits de grande conso :)