Ce qu'il y a de bien dans un retour après 2 semaines sans vie stressante et urbaine, c'est qu'on voit sous un jour nouveau ces petites habitudes qu'on trouvait si naturelles avant les vacances.
Je vais donc jouer à l'observateur.
1ère habitude: l'indifférence polie
Celle-là, je l'adore. Elle consiste à ne pas s'apercevoir qu'il y a du monde autour, à faire comme si les gens n'existaient pas.
Cela se traduit donc par une occupation du terrain assez envahissante quand on est debout, faisant profiter les gens assis (et qui le sont légitimement, pas ceux sur les strapontins) à profiter de son bas de manteau en pleine figure, ou variante plus subtile, de son sac à main ou sac à dos.
Il se peut qu'au bout d'un moment, ladite personne sente quelque chose qui gêne l'évolution naturelle de son accessoire. va-t'elle s'excuser ? Que nenni, elle va se retourner (enfin disons tourner la tête), jeter un coup d'oeil sur la chose qui gêne (en l'occurrence, une personne), et puis, ayant constaté cela, reprend sa position initiale, comme si ce regard pouvait servir d'excuse, alors même qu'il ne signifie qu'un embêtement de la part du gêneur !
Autre version: la chaussure écrasée.
Dans ce cas, une personne écrase "par mégarde" le pied d'un autre passager. Va-t'il (elle) s'excuser ? Non, bien sûr que non, nous sommes dans une jungle où seuls les plus faibles sont polis. Cette personne fautive va alors regarder cet obstacle (en l'occurence, un pied donc) avec une expression limite agacée, au mieux neutre, puis va continuer son chemin ou sa lecture comme si de rien n'était. Il faut là encore interpréter ce regard vers l'objet du délit comme étant une manifestation suffisante à excuser le geste.

C'est une manie que je n'aime pas, mais qui fait partie du code.
Bientôt de nouvelles..