Fiörgyn: Réflexions et légèretés

Car je ne suis ni tout à fait sérieux, ni tout à fait léger, ce blog est à mon image: avant tout un lieu de détente. Fiörgyn se dit [Fieurgoune], c'est d'origine Scandinave.

mercredi 12 août 2009

Dissension interne

J’avoue avoir ces derniers temps un certain mal à me situer.
En fait, non, ça fait déjà un bon moment.
Cela a commencé de manière très légère au lycée d’une ville huppée (je n’avais jamais entendu parler de classe préparatoire avant, contrairement à quasi tous mes camarades), puis en prépa, quoique, j’étais trop pris par mon objectif scolaire pour y réfléchir vraiment.
En fait, cela a commencé en école de commerce, même si l’insouciance des années étudiantes associée au fait que les gens que j’y ai fréquenté étaient en majorité des gens qui me correspondaient ont un peu atténué cette impression.
Par contre, depuis mon entrée dans la vie active, je suis devenu un écartelé.

 J’avais déjà envie d’écrire sur ce sujet lorsque je suis devenu consultant. A l’époque, cela m’avait fait drôle de négocier un salaire qui était quasi équivalent à celui de mon père (qui avait 30 ans de carrière). Ce n’est que grâce à un ami que j’ai osé le faire, car j’avais demandé moins au début.
Cela m’avait fait drôle aussi de faire un métier que j’étais incapable d’expliquer à mes grand-parents, mes parents ne comprenant qu’en gros ce que je faisais.
Je travaillais rue Royale à Paris, en plein quartier chic. Je m’habillais en costume-cravatte tous les jours et je mangeais au restaurant tous les midis, je faisais des horaires bien loin des 35h (même s’ils étaient « honnêtes » pour la profession), ce qui me permettait tout juste d’attraper le dernier bus pour rentrer chez moi le soir.
Cela aurait passé encore, mais la morale toute relative de la société où je bossais m’a beaucoup gêné : elle facturait mes prestations à un prix exhorbitant (1000-1500€ la journée, ce qui reste « tout à fait correct » pour la profession) et je devais mentir sur mon CV pour décrocher ces missions auprès des clients. Si je rajoute que celles-ci étaient peu intéressantes, vous comprendrez que je ne m’y voyais pas y travailler longtemps. Pourtant, c’est un peu le graal de tout jeune étudiant sorti fraichement de l’école.

 J’ai alors compris l’écart avec les gens de ma promo qui n’avaient majoritairement aucun de ces problèmes, que soit en terme de scrupules, d’aspiration et d’habitus ! Pour eux, rien de plus normal que de participer à ce système sans s’interroger. A 25-26 ans, les voilà déjà plein d’assurance et de morgue.

 Je pensais que cela changerait avec ma nouvelle boite, issue en partie du secteur public. Je croyais y trouver des gens plus normaux, en tout cas, plus en phase avec mon mode de pensée. Que nenni.
Avec le recul, je me rends compte que 90% de mes collègues ont le même « profil » que moi : classe préparatoire - école de commerce.
Sauf que..
On ne peut pas vraiment discuter. Ou plutôt je m’abstiens souvent, préférant observer.
Parlons boulot par exemple : ils cherchent tous à monter, monter, monter, ou à avoir des discours du style « moi, je vais pas rester ici éternellement » alors qu’ils viennent d’arriver, à critiquer les syndicats dès qu’ils nous filent un papier, à critiquer les fonctionnaires, les gens qui se suicident (« tu sais, rapporté à l’effectif total, c’est pas grand-chose ») etc etc. On en arrive à des cas comme ma voisine, qui affiche le nouvel organigramme du « top management board » dès qu’il est remanié, ou qui met comme fond d’écran la station de ski préférée de n+2 pour s’y identifier..
Moi, je ne me sens pas aujourd’hui capable de manager une équipe. Quand je vois que ma n+1 est incapable de faire autre chose que de déléguer ou qui avoue « n’avoir pas le temps pour manager son équipe », cela me montre bien qu’être à ce poste ne signifie pas être fait pour. Cela ne veut pas dire que je ne veux pas monter, mais ce n’est pas mon objectif absolu, tout du moins aujourd’hui. Je cherche plutôt à apprendre, à monter en compétence dans un premier temps.
Parlons maintenant vacances avec les collègues : « oui, moi, je vais en WE en Tunisie, en Turquie, à Venise, à Barcelone, à Prague, et cet été, ça sera Malaisie, Japon, Tanzanie, Australie ».
Ça commence à faire cher le WE.. On se demande si c’est pour y aller ou pour pouvoir frimer. La perspective d’un WE à la campagne à aller voir la famille ou faire un WE calme douceur et volupté ne leur semble d’aucun intérêt si le cadre n’est pas accessible au minimum en 3h de TGV ou en avion. Ça me fait encore plus marrer quand ils vont dans ces contrées et qu’il ne savent rien des cultures qu’ils rencontrent (ce qui, pour des gens « cultivés » est un comble je trouve, enfin…).
Je passe les discussions sur le shopping (« je vais chez Dior, les Galeries, rue Royale, Lalique, sinon rien »), l’immobilier (« moi, je trouve que Bastille n’est pas assez central alors j’ai déménagé », « on vit à 2 dans un 70 m² dans le 15e, et on y étouffe tellement c’est petit ») ou les habitudes (« je ne lave pas mes vêtements à la machine, j’emmene tout au pressing », « On vit à deux certes, mais on a une femme de ménage, sinon, on a le temps de rien faire »)

Ce ne sont que de petits exemples symptomatiques du fait que je suis quand même en complet décalage avec eux.
Pourtant, nous avons plus ou moins le même salaire et le même parcours, mais une chose change fondamentalement : l’habitus.
J’ai le même bagage intellectuel qu’eux, et même parfois un bagage culturel plus important (je ne lis certes pas mes livres « in english » pour me la raconter, mais je m’intéresse à une foule de chose, je lis énormément, je découvre d’autres cultures et je me documente autrement que par la pensée unique et européo-centrée véhiculée par nos journaux occidentaux), sauf que..
Je n’ai pas été éduqué de la même manière.
J’ai été éduqué dans un cadre plus simple, par deux parents fonctionnaires. J’ai passé quasi toutes mes vacances d’enfant chez mes grand-parents agriculteurs ou fonctionnaire/couturière. Ils m’ont transmis une foule de chose, mais pas cette volonté de devenir cet animal parisien qui ne vit qu’en référence à un microcosme, au statut de cadre et à la vision du couple un peu particulière (= 2 personnes qui se détestent pas trop, avec une femme qui pondra des gosses mais les délèguera à une nounou à plein temps et un mari toujours au boulot).
Je pense que j’aurai été très heureux à faire un métier simple, manuel, même si c’est très difficile de finir les mois, de se battre contre ces petits chefs qui abusent de leurs pouvoirs (j’en ai connu). Oui, j’ai un fond « syndicaliste » même si j’ai jamais choisi un candidat se revendiquant de ce bord. Je l’ai vu en ayant été pompiste, hôte de caisse ou ouvrier agricole dans un silo. Le job était dur, le salaire maigre (il finançait mes sorties étudiantes), mais j’aimais bien. J’aimais retrouver des gens qui me semblaient plus accessibles, de qui je ne me méfiais pas. J’avais d’ailleurs une profonde empathie pour ces caissières qui font ce métier depuis 25 ans et qui en ont encore pour 15 ans.

Ma réussite dans les études m’a « obligé » à intégrer ce milieu, où je ne me sens pas à l’aise. Il m’arrive de m’interroger sur le bien-fondé de certaines choses dans mon boulot, dans nos habitudes, dans notre conceptions des choses (ex : pour moi, un vendeur, qui ramène le chiffre d’affaire, devrait être aussi bien payé qu’un marketeur fumeux qui travaille au groupe et qui n’a pas la pression du resultat).
Contrairement à mes collègues ou à leur discours, je ne m’imagine pas partir à l’étranger, même si parfois ça me tente.
Je ne m’imagine pas devenir ce que sont mes n+2 ou n+3 (des pantins qui font semblant de tout maitriser mais qui au final ne connaissent rien des sujets, passant leur temps à exploiter leurs sous-fiffres).
J’ai parfois peur de ce que j’observe par ailleurs: passé 40 ans, il n’y a plus personne autour de moi dans ma boite. Où sont donc passés ces personnes au nom du jeunisme ? Il reste pourtant 25 ans minimum à travailler.. J’ai l’impression d’être le seul à avoir ce type d’interrogation.

 Cependant, je ne peux revenir en arrière, car finalement, j’ai aussi pris l’habitude d’évoluer dans ce milieu, il y a certains bon côté et revenir en arrière signifierait forcément descendre socialement aux yeux des gens qui m’entourent. La situation actuelle de crise n’aide pas non plus à devenir téméraire. Et puis n’aurai-je pas une nostalgie de ma position précédente, de cet argent gagné à ne pas trimer pour un boulot physique ou en relation directe avec le client final (prof, vendeur, caissiere, plombier, gérant de magasin..), la sécurité d’un salaire qui tombe chaque mois ?

 Je suis donc partagé..
Partagé entre mes opinions parfois réactionnaires et ma compréhension de la logique sociale.. Par exemple de la nécessité des syndicats (même si leur mode de fonctionnement actuel et la récupération qui en est faite m’énervent)
Partagé par la valorisation de ma situation sociale (au sein de ma famille, je suis vu comme « l’intello », celui qui fait du marketing, qui est cadre et qui gagne bien sa vie) et le fait que je m’y sente peu à l’aise socialement (vision des choses différente + je n’ai pas un salaire aussi haut qu’on veut bien me le prêter)
Partagé par le fait qu’au final, j’ai l’impression que mon poste pourrait être supprimé sans que ma boite en souffre, d’être sur-payé pour ce que je fais en comparaison de certains métiers durs et le sentiment que c’est bien normal d’être payé aussi bien pour ce que je fais, de par mes études réussies, de leur coût à rembourser etc..
Partagé par mes aspirations (je veux du temps pour moi, pour elle, pour mes amis, voir grandir mes enfants si j’en ai) et la voie que j’ai choisi (« plus d’argent contre moins de temps »)
Partagé entre un monde professionnel qui reflète mon « nouveau » milieu et une famille et une copine qui représente mon milieu d’origine.
Partagé entre mes visions (être passionné par mon boulot) et la réalité (je fais ce qu’on me demande, point)
Partagé entre mon ancrage à Paris (ami, famille, boulot, transports, magasins) et l’envie d’ailleurs (quitter le stress parisien, sa sur-cote immobilière qui te fait vivre dans un 40 m² pour 300 000€, sa pollution, touver une vraie qualité de vie)

 Je suis donc le cas typique de cette personne qui est en pleine ascension sociale, avec l’habitus de mes parents mêlé à mon apprentissage d’un nouveau milieu où je suis présent malgré moi.
Mes enfants seront sûrement plus à l’aise pour y évoluer, mais je ne sais pas si je leur souhaite. Car s’ils réussissent, ils vont devenir comme ça. Est-on vraiment heureux d’avoir vu ses enfants réussir leurs études, obtenir un bon poste et migrer à l’autre bout du monde pour leur job ?
Je n’en sais rien, c’est encore trop tôt.

Heureusement, j’ai une copine et des amis qui correspondent globalement à mon habitus. C’est arrivé « comme ça », mais finalement, c’est tout sauf un hasard.



mardi 2 juin 2009

De moins en moins de choix dans les hyper

L'avez vous remarqué ?
Ces derniers temps, mais c'est une tendance lourde, on nous met en avant les produits des marques distributeurs pour leur qualité "proche des grandes marques" pour un prix "mini": ce sont les marques "la marque repère, Auchan, U, Monoprix"
Certes.
Il y a également les marques discount, où la promesse s'en tient au simple prix: "eco +, pouce, bien vu..", mais je préfère ne pas en parler, elles ne sont là que pour attirer les gens qui sont tentés par les Leader Price, Lidl, Aldi.
Revenons donc à ces marques distributeur:
Avantage annoncé: la même qualité que les grandes marques (ou presque) pour un prix bien moindre.
Evidemment, ils evitent de dire que ça rapporte beaucoup plus aux grandes surfaces (aucun frais de publicité, aucun frais de négociation pour le placement des produits, peu de dépenses en recherche développement) car plus de marge.
Pour nous aider à "bien choisir", des cartes sont éditées, sans lesquelles les nombreuses promotions sont inaccessibles. Donc nous prenons la carte, précieux sésame qui permet à ces grandes surfaces de nous "profiler".
Sur ces cartes, un système de points ou de bons. Souvent, plus on achète de marque distributeur, plus on a de points/euros.
A la limite, jusque là, tout est ok: le consommateur est gagnant, la grande surface est gagnante, et tout le monde est content.
Sauf que..
Le hic, c'est quand l'autre jour, je veux des lardons qui soient un peu moins "70% graisse- 30% viande", mais plutôt du vrai lardon avec de la viande: quasi impossible de trouver du Hert*.
Le hic, c'est quand on cherche des légumes en conserve qui soient corrects, et que l'intégralité du rayon à hauteur des yeux est pris par la marque distributeur, et qu'il faut prendre un escabeau pour trouver du D*ucy.
Etc etc
En regardant dans chaque rayon, je me suis aperçu de ce phénomène: si on aime les marques distributeurs, tout va bien, mais si on cherche la grande marque ou tout simplement une alternative, il est difficile de trouver son bonheur.
ça m'a presque choqué, car c'est la même chose que ça soit au L*clerc, au Auch*n ou au Carrf*ur..
Et chose étonnante, on assiste parfois à des différences de prix qui sont parfois très minime.
Loin de moi l'idée de défendre les grandes marques et leurs marges parfois exorbitantes, mais force est de constater que ce rapport de force ne risque pas à long terme d'être en faveur du consommateur: moins de choix et au final des prix qui se rapprocheront petit à petit de ceux des grandes marques, une fois la légitimité bien installée.

lundi 27 octobre 2008

Proposition de décalage des saisons

Je ne suis pas adepte du "supprimons la météo pour avoir du beau temps", mais force est de constater que les saisons telles qu'elles existent aujourd'hui ne sont pas bien définies.
Aujourd'hui, on se retrouve avec un printemps commençant alors que les fleurs et bourgeons sont déjà sortis, un été qui commence alors que ça fait 2-3 mois qu'on a quitté les manteaux (même légers), un automne qui commence 1 mois après la rentrée et un hiver qui commence à seulement 4 jours de noël.
En plus de supprimer l'heure d'hiver, je propose d'avancer les saisons d'un mois.
Voici ce que cela donnerait:

Le printemps le 20/21 février:
Après tout, en mars, on est déjà au printemps. Un printemps qui irait de mars à mai illustrerait les mois de transition entre l'hiver et l'été
L'été le 20/21 mai
En effet, arrivés en juin, nous sommes déjà l'été, en tout cas bien plus qu'en septembre, symbole de la rentrée par excellence (septembre=rentrée=feuilles qui tombent= automne), alors que juin, c'est barbecue, fêtes de fin d'année et mariages, solstice d'été, fête de la Saint Jean, Roland Garros etc
Nous aurions un été allant de juin à août, profitant du maximum d'ensoleillement et de chaleur.
L'automne le 20/21 août
La rentrée des classes commence maintenant fin août, et passé le 15 août, les campings sont désertés, on a même les cartables dans les grandes surfaces dès début août. En général, août est pourri (bon, ok, juillet aussi) et surtout, les jours ont bien diminué !
Un automne allant de septembre à novembre, symbole du début de l'année "professionnelle", incluant la rentrée, halloween, la Toussaint et novembre.
Enfin, l'hiver le 20/21 novembre
Qui se considère encore en automne quand nous sommes rendus en décembre ? Dès la Toussaint, on commence à remettre les manteaux d'hiver, les écharpes et les gants, on pense à noël (la fête qui se passe soit-disant sous la neige), on peut aller aux sports d'hiver, et on attaque les soupes/potées/choucroute/pot au feu et autres plats tenant au corps. Même la NHl (hockey) et la saison de ski alpin a repris (début octobre pour la 1ere, ce WE pour la seconde)
On aurait donc un hiver allant de décembre à février.

Voilà, c'était une proposition fiörgynienne :)

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jeudi 23 octobre 2008

Manifeste anti-horaire

Un article de fond, un (ou de café du commerce, comme vous voudrez) [à moins que j'en fasse un programme électoral]

Samedi, nous "gagnons" une heure de sommeil, puisque nous passons à l'heure d'hiver.
je déteste cette date.
Depuis fin juin, nous perdons régulièrement des minutes de soleil, lentement, mais sûrement. Alors que nous pouvions gambader à l'air libre et sentir le titillement des rayons jusqu'à presque 22h fin juin, nous voilà condamnés au noir dès 19h désormais. A la limite, ça va encore, ça laisse une bonne après-midi.
Sauf que là, nous allons tomber directement dans l'hiver avec une nuit qui tombera à 18h ! Bonjour le choc pour le corps et la peau, le rythme biologique etc.
Moins de soleil= peau en moins bonne santé, moins de bonne humeur, etc
Moi, ça me fout le cafard de voir la nuit tomber à 17h en novembre/décembre, c'est donc mon premier argument contre l'heure d'été.

L'heure d'été a été créée pour économiser l'énergie, la question est donc: pourquoi maintenir l'heure d'hiver ?? En plus, nous ne la gardons que pendant 5 mois.
Qui dit nuit qui tombe plus tôt dit:
plus de chauffage (avec une bonne exposition, on peut profiter des rayons à travers les vitres)
plus d'éclairage (obligé d'allumer les lumières des 17h pour pallier au manque de luminosité sur les chantiers, dans les bureaux, dans la rue etc)
Car cette heure perdue l'est à un moment de la journée où l'activité est une des plus dense: sortie des bureaux, pointe de trafic, sortie des écoles, fin de journée pour beaucoup de gens, etc etc
Alors que l'heure "gagnée" le matin correspond à un moindre pic d'activité. Donc mon 2e argument

mon 3e est simple: changer d'heure 2 fois par ans, ça déstabilise tout le monde (surtout lors du passage à l'heure d'été): rythme des déjeuners, du boulot.. et on doit changer l'heure des montres/horloges/panneaux/écrans !

bref, je suis contre, gardons l'heure d'été, pis c'est tout !

prochaine note: les saisons..

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mardi 19 août 2008

Wall-E : 2 manières de le voir

Ai vu Wall-E. Sympa comme tout, de la magie, des choses bien trouvées, et même de superbes images..
Il me rappelle Johnny 5 (cf ici ou ici), un film de 1986 (et 88 pour le second)
Des sentiments, du visuel, de l’humour, bref, à aller voir

Mais on ne se refait pas, et passé au crible de l’analyse, voici ce qui ne va pas, d’un point de vue réaliste (Attention, SPOILER) :

-

Pourquoi Wall-E est-il le dernier robot qui fonctionne sur Terre ?
- Comment le cafard peut-il survivre sans rien manger d’animal ou végétal ?
- Comment une plante peut-elle se développer à l’abri de la lumière  (dans un frigo) alors que plus tard, on parle de « renaissance de la photosynthèse) ?
- De quel métal est-il fait pour résister à un atterrissage puis à un redécollage d’une navette spatiale (la température atteinte fait fondre la plupart des métaux) ?
- De quel métal est-il fait bis, pour résister à la poussée d’une navette avec un seul bras, un peu mal assuré en plus, accroché à la navette ?
- Comment peut-on se mettre à se lever et à marcher quand on a passé toute sa vie dans un fauteuil ? (les astronautes perdent immédiatement du muscle après quelques jours dans l’espace, alors qu’ils les sollicitent quand même et font de l’exercice, alors quid de ces muscles s’ils n’ont pas été sollicité depuis la naissance + 700 ans sans en avoir eu d’usage : mutation génétique ?)
- Comment trouvent-ils de quoi fabriquer leurs produits, nourriture et déchets si cela fait 700 ans qu’ils rejettent d’énormes paquets dans l’espace ? Ils « créent » la matière ?
- Qu’ont-ils trouvé pour recréer l’attraction terrestre ?
- Comment les humains se reproduisent s’ils sont amorphes sur leurs sièges ?
- Sont-ils tous Américains ? Blancs ? Si peu nombreux (cf scène de la salle de piscine à la fin..)
- Quand ils reviennent sur Terre, comment vont-ils gérer les tempêtes de sable qui ballaient tout sur leurs passages (y compris les plantes..) ?

Bref, beaucoup de points contestables, mais là n’était pas le but du film que d’être trop réaliste. Et puis on passe un bon moment.

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jeudi 3 juillet 2008

sais pas trop quoi dire, mais envie de réagir..

ça fait toujours bizarre de suivre les blogs, de suivre mine de rien la vie des gens..
Certains se livrent beaucoup, d'autres peu..
A force, on se familiarise, j'ose même dire qu'on partage certains événements qui sont relatés, on suit les joies et les peines de certaines personnes sur la toile. Nous ne les connaissons pas, nous ne savons d'eux que ce qu'ils osent bien écrire, avec leur prisme déformant, le tout déformé par notre propre interprétation, mais qu'importe, il y a au moins un mini partage.
Ma vision du blog, c'est d'échanger, ne serait-ce que 30 secondes, par une lecture rapide et un comm' laché tout aussi rapidemment parfois, mais un échange.
J'ai remarqué qu'en général, les evemenemts qu'on suit le plus sont (pour ma part, mais aussi parce que c'est ce qui est le plus raconté):
Suivi des histoires amoureuses (ex: Exuperance)
Suivi des tribulations professionnelles (Ex: Zesheep, et moi-même, surtout au début)
Suivi des grossesses (Ex: Mcomme et dernièrement Titi)

L'avantage de ces histoires au long cours pour le blogueur que je suis ? Il y a du suspens: trouvera t'elle enfin le copain ideal ? Trouvera t'elle enfin le job de ses rêves ? La naissance aura lieu quand ? (oui, j'ai quasi que des filles dans mes lectrices ou mes flux RSS, mais promis, je suis pas un pervers !)
Bref, une sorte de feuilleton, sauf que derrière, il y a des vraies vies, ce qui les rend d'autant plus intéressants.
Or là, je me disais bien qu'après un épilogue attendu pour début juin, ne pas avoir de nouvelles depuis ce fameux début juin n'augurait pas d'un dénouement aussi joyeux qu'attendu.
J'ai appris aujourd'hui les détails...
ça m'a fait un choc, car même si j'avais l'intuition, le lire, puis découvrir sur un nouveau blog ce que j'avais manqué depuis un mois m'a fait très bizarre. J'ai repensé à toutes ces phrases de Sireli sur les difficultés à être mère (sa plus grande hantise étant de ne pouvoir avoir d'enfants, naturels ou adoptés)... Sur ses critiques envers celles qui se plaignent d'"en avoir.. Bref, choqué est le mot, car je n'ai pas ressenti les choses comme les parents, evidemment, mais même si je ne connais pas personnellement cette blogueuse, cela m'a touché. Je lui souhaite en tout cas un prompt rétablissement dans tous les sens du terme.

Voilà, c'était la modeste contribution de Fiörgyn au fait du jour, ça ne change pas grand chose, mais j'avais juste envie de l'écrire.

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mardi 3 juin 2008

Pourquoi acheter une console alors qu'on a déjà une copine ?

Voici une vidéo qui marche pas mal du tout en ce moment sur le net..

Je ne peux m'empêcher de me dire que cette vidéo viral est sûrement une bon fake bien orchestré par la marque Nintendo:

Le look de la fille est très étudié:
- Chatain, queue de cheval, lunettes pour le côté "passe-partout" (comme dans Sex academy)
- T-shirt et surtout culotte/maillot de bain et un bon déhanché pour le côté sexy
- Corpulence moyenne (ni trop mince pour ne pas toucher le syndrome mannequin anorexique, ni trop grosse pour ne pas culpabiliser les utilisatrices), avec des fesses comme il faut

Certains éléments sont calculés:
- Vue de trois-quart pour quand même montrer qu'elle joue bien à la Wii, avec l'écran de télévision bien voyant comme justificatif
- le coup du gars qui la prend par surprise pendant une bonne minute (format de video parfaite pour le viral, comme une pub version longue) et se filme pour montrer le côté amateur/frimeur
- un plan fixe sans tremblement lorsqu'on voit la fille (alors que ça devrait trembler)
- un titre accrocheur: "Why every guy should buy their girlfriend Wii Fit" qui sonne comme une slogan commercial

et un message qui passe bien: On cible les jeunes hommes, traditionnelle cible, mais aussi les femmes  qui aimeraient bien avoir le corps de cette jeune fille

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lundi 18 février 2008

Les robots seront-ils nos partenaires sexuels du futur ?

Nous sommes toujours en période de St Valentin (si, si, le truc déjà oublié d’il y a 4 jours), alors voici un sujet intéressant. Un expert en intelligence artificielle estime que dès le milieu de ce siècle, s'entendre avec une femme fatale électronique ou avec un super étalon robot deviendra un élément parfaitement accepté.

Les Optimistes :
"Imaginez ça: sexe à volonté, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 !", s'exclame David Levy, auteur de "Sexe avec les Robots : l'évolution des relations Humains-Robots" ("Sex with Robots: The Evolution of Human-Robot Relations"), Tout le monde ne partage pas sa vision d'un avenir où les humanoïdes garantiraient des satisfactions torrides au lit, avec en prime une conversation post-coïtale pré-programmée.
Mais beaucoup pensent que c'est dans les tuyaux, étant donné les progrès réalisés chaque jour dans la reproduction des muscles et des mouvements de l'homme, ou en intelligence artificielle pour reproduire émotions et personnalité.
Selon lui, le robot sexuel "Gigolo Joe", joué par Jude Law dans le film de Steven Spielberg "A.I." (Artificial Intelligence), qui propose conversation et soutien émotionnel aussi bien qu'ébats sexuels, pourrait être d'actualité avant une quarantaine d'années.

Les Pessimistes :
"Je ne pense pas que nous aurons des robots ‘ressemblant à des humains’ dans ce laps de temps", estime Frédéric Kaplan, chercheur à l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, en Suisse. M. Kaplan, qui a programmé le cerveau du robot-chien de Sony "Aibo", se demande si nous souhaitons vraiment des robots à notre image.
"Les interactions entre machine et humains seront intéressantes en elles-mêmes, pas en tant que ‘simulations’ de relations humaines", dit-il.
Mais David Levy reste convaincu qu'il y a une demande dans ce domaine.
Mais ce qui représente pour Levy le rêve d'une vie sexuelle débridée sans culpabilité ni risque de maladie reste pour d'autres un cauchemar de désespérance.
La sexologue américaine Yvonne K. Fulbright reconnaît que les robots sexuels trouveront sans doute un marché de niche, notamment auprès des hommes désirant vivre des fantasmes.
"Mais il y a un vrai problème avec les robots sexuels: les gens se sentiront des ratés si c'est leur seule solution", a-t-elle dit.

Aujourd’hui :
Une compagnie japonaise, Axis, a déjà produit ce qui pourrait être considéré comme les premiers robots sexuels. Appelées Honeydolls, ces poupées grandeur nature sont faites de résine et de silicone de qualité chirurgicale, et sont équipées sur chaque sein de senseurs commandant une voix: pincez le téton et vous déclenchez des petits cris de plaisir chez "Cindy", qui chuchotera également des mots doux à votre oreille.
Les femmes aussi se laisseront tenter par les robots sexuels, estime David Levy en notant la hausse des ventes de vibromasseurs et autres "sex toys" dans le monde entier, et la levée des tabous.

Moi, je crois à ces choses, dans le sens où ça marchera du tonnerre. Quand on voit le marché de tout ce qui est produit X (qui ne sont que de simples pixels sur un écran ou de l’encre sur du papier), le marché de la poupée gonflable améliorée a de beaux jours devant lui.. Reste à voir le prix, mais en tout cas, c’est un des débouchés les plus crédibles pour les androïdes « naturels ».

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mardi 22 janvier 2008

Wording

On ne dit pas:
balayeur, mais technicien de surface
caissière, mais hotesse de caisse
eboueur, mais employé du nettoyage
noir, mais renoi ou black
stagiaire, mais assistant "titre du poste"
vieux, mais personne âgée
personne âgée, mais senior
etc etc

ça ne change rien, on ne fait que déplacer le "problème", mais ça cache la misère..

mais le pire, je crois, c'est pour les handicapés..
On ne dit donc plus handicapés, mais "personne à mobilité réduite" par exemple (ou à déficience visuelle, etc)
Sauf que ce mot est à son tour devenu trop connoté négativement.
Je viens donc de voir dans un magazine de la RATP le mot "personnes à besoin spécifique"

wahou, en France, on n'a pas de pétrole, mais on a de sacrées idées.
Au delà du côté ridicule des appelations, je suis curieux de connaitre l'étape suivante, quand cette nouvelle expression sera devenue trop "connotée".

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vendredi 21 décembre 2007

Noël: sondage, histoire et mercantislisme

Selon un sondage effectué pour la BBC, moins de la moitié des enfants britanniques âgés de 7 à 11 ans savent que Noël célèbre la naissance de Jésus. Plus exactement, 44% des 1.063 enfants interrogés savent que Noël renvoie à la naissance du Christ. Les jeunes Nord-Irlandais sont plus instruits en la matière, 71% d'entre eux donnant la bonne réponse.
La grande majorité des enfants (89%) se disent excités par Noël, 63% d'entre eux économisant de l'argent pour acheter des cadeaux à leurs proches. Les mères sont récompensées par 16% des enfants, les pères par seulement 7%. 66% des jeunes essaient d'être justes et de donner autant à chacun des deux parents.
Parmi les enfants interrogés, 29% estiment que Noël consiste d'abord à penser aux autres et 24% qu'il s'agit de donner plutôt que de recevoir.
 Noël serait-il un simple moment mercantile, le tout sous le patronage du bonhomme barbu aux couleurs de Coca Cola ?
Il est vrai qu'on ne voit pratiquement plus de crèches.. Même si l'on n'est pas croyant, la religion catholique et chrétienne de manière générale fait partie de notre culture et a très fortement modelé nos valeurs et notre civilisation.
Alors, Noël, nouvel Halloween, fête religieuse balayée par le mercantile ?
C’est l’occasion de se replonger dans l’histoire..

Date(s) de la naissance de Jésus
Aucun texte dans les évangiles ne précise la période de l'année où a eu lieu cet événement. C'est le pape Liberus qui décide en 354 que Noël sera fêté le 25 décembre et qui codifie les premières célébrations pour pouvoir assimiler les fêtes populaires et païennes célébrées autour du solstice d'hiver. Cette nouvelle date est rapidement adoptée en Orient et depuis la fin du IVe siècle, elle supplante la date antique du 6 janvier.
Seule l'Église arménienne a conservé l'usage ancien de fêter ensemble, le 6 janvier, à la fois la Nativité, l'Adoration des mages et le Baptême du Christ. Le 6 janvier, les Églises d'Orient fêtent aujourd'hui le Baptême du Christ et les Occidentaux l'Adoration des mages, événements liés à l'avènement du Christ dans le monde.

De Saint Nicolas..
A la base, il y avait donc Saint Nicolas, un persécuté du IVe siècle, ayant sauvé de la mort trois enfants. Son pendant est le père Fouettard qui punit les enfants désobéissants.
Dès le XIIe siècle, une tradition païenne voulait que, pour exorciser la peur de l'obscurité, les jeunes hommes se grimaient et allaient de maisons en maisons pour quémander des offrandes. Le vieux qui présidait ce cortège, est appelé « Noël ».
Au Moyen Âge, l'Église catholique décide de remplacer les figures païennes par des saints. Saint Nicolas est alors présenté comme le saint protecteur des enfants. En mémoire, le 6 décembre de chaque année, Saint Nicolas va alors de maison en maison pour offrir des cadeaux aux enfants sages.
À la Réforme, les protestants luthériens, qui rejettent le rôle patronal des saints, remplacent saint Nicolas par l'enfant Jésus, à qui l’on attribuait les cadeaux de la nuit de Noël. 

… au père Noel
Au Pays-Bas, Saint Nicolas se transforme après la Réforme en un personnage semi-laïc, Sinter Klaas.
Au XVIIIe siècle, les souverains allemands entament un processus de laïcisation : c'est le retour du vieil homme de Noël qui distribue en traîneau des sapins décorés de cadeaux.
Parallèlement, les États-Unis adoptent la coutume néerlandaise de fêter saint Nicolas. Il s'agit alors d'un vieillard à barbe blanche portant un manteau à capuchon. Moralisateur, il récompensait les enfants sages et punissait les dissipés (le père fouettard disparait). Progressivement, cette « fête des enfants » est rapprochée de la célébration de la nativité.
Le 23 décembre 1822, le pasteur américain Clement Clarke Moore publie un poème intitulé A Visit from St Nicholas, dans lequel il présente saint Nicolas comme un lutin sympathique, dodu et souriant, qui distribue des cadeaux dans les maisons et se déplace sur un traîneau volant tiré par huit rennes. Ce poème a joué un rôle très important dans l'élaboration du mythe actuel.  C'est vers 1850 que le passage de la célébration de la Saint-Nicolas à celle de Noël se fixe au Royaume-Uni, en lien avec Charles Dickens et ses « Livres de Noël ».
De 1860 à 1890, Thomas Nast, illustrateur et caricaturiste du journal Harper's Illustrated Weekly, illustra par des centaines de dessins tous les aspects de la légende de Santa Claus et donna au mythe ses principales caractéristiques visuelles : un petit bonhomme rond, la pipe au coin de la bouche comme un Hollandais, recouvert de fourrure. Il établit en 1885 la résidence du Père Noël au pôle Nord. Coca Cola n’aura fait que reprendre un personnage déjà connu pour illustrer ses pubs, mais il ne l’a pas inventé.
En France, les catholiques, qui depuis longtemps s'échangeaient des petits cadeaux le soir de Noël en l'honneur de la naissance du Christ, résistèrent longtemps au « père Noël », patronyme qui désignera le personnage popularisé en France par les Américains à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
 

On le voit donc, l’évolution a été lente et marquée par un chassé-croisé permanent entre fêtes païennes et fêtes religieuses. Une évolution montre bien cependant le glissement vers une nouvelle phase païenne : aujourd'hui, le Père Noël est également utilisé le 25 décembre, dans des pays n'ayant pas de tradition chrétienne, tels que la Chine, comme outil de vente et comme occasion de faire des cadeaux, de décorer la ville et de réunir la famille.
Est-ce un bien, est-ce un mal ? A la limite, peu importe, du moment que chacun y trouve son compte. Mais il est toujours intéressant de se pencher sur les raisons et l’Histoire, pour mieux éclairer le présent.

Posté par Fiorgyn à 10:50 - Débats, réflexions - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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