jeudi 24 juillet 2008
La bonne blague du jour
En fait, elle date de lundi matin.
N+2 revient d'une semaine de vacances (et de 2 semaines sans nous voir), on est tous en réunion pour parler du boulot de l'équipe etc
Elle entre, nous "motive" en parlant "création de valeur", "faire de l'utile", "délivrer, délivrer, délivrer" (vive le franglais), "du concret", "vous devez vous demander trous les matins: quel est le but de mon travail, que vais-je apporter"
etc etc, que des lieux communs de ce genre, suivi du "le premier semestre a été rude, le second le sera encore plus !"
Et le clou du spectacle: "ah oui, pour vos parts variables, il va pas falloir vous attendre à des miracles, on a été bien traité ces 2 derniers semestres [oui, on a eu la moyenne de la boite, et quand on nous le disait, ils rajoutaient en s'excusant presque: "ça sera pas toujours aussi bien"], mais là, ça sera plus difficile car nous sommes une entité où tout le monde performe, et comme le système de la boite, c'est une cagnotte à répartir par entité..."
Suivi d'un
"Mais ça ne vous empêchera pas de continuer à performer"
*un ange passe*
"Des questions ?", "tout va bien ?"
Évidemment, on est 20 dans la salle, je me vois bien émettre une
objection devant tout le monde.. ça regarde plutôt ses chaussures
qu'autre chose.
"Allez, bonne semaine, et bon courage"
Vous connaissez le "travailler plus pour gagner moins" ?
mercredi 9 juillet 2008
Changement d'ambiance
C'est fou comme les choses évoluent vite.
Je regarde un an en arrière, j'arrivais tout juste dans mon service, dans ma nouvelle boite, sortant d'une expérience plutôt moyenne. J'ai vraiment beaucoup aimé mon arrivée, l'ambiance, le lieu, bref, c'était très positif.
Un an après, le constat est loin d'être aussi positif justement. Bien sûr, il y a toujours le biais de l'habitude: tout ce qu'on trouve génial au début commence à lasser ou parait "normal", mais quand même, c'est plus profond que ça.
Beaucoup de gens ont débarqué dans l'équipe, des gens venus de l'extérieur, d'autres de l'intérieur. D'autres sont partis, les stagiaires se sont renouvelés.
Et au final, c'est fou l'écart.
Il y a un an:
cela blaguait souvent
les gens étaient plus détendus
on se moquait des consultants qui finissaient à pas d'heure
on se faisait un resto tous ensemble (Indien, Pizza, japonais, prenant 2 bonnes heures !) et prévoyait des Karaoké le soir
on faisait des gâteaux pour fêter les anniversaires
le vendredi, certain(e)s amenaient leur DS et un mini concours était organisé
le grand tableau sur le mur derrière nous était constamment redécoré à la craie
chacun amenait à manger de ses voyages à l'étranger (qu'ils soient professionnels ou en vacances).
même si ça restait studieux, ça n'empêchait pas une certaine décontraction, agréable pour l'esprit.
Un an après ?
Les blagues qui fusent sont des critiques contre ceux qui partent avant 19h
L'aspect détendu masque mal la compétition interne entre jeunes loups aux dents qui se montrent de plus en plus
Aucune sortie organisée hors boulot
Je n'ai pas envie de faire de gâteau pour mon anniversaire (qui était lundi !)
Le vendredi, on part plus tôt, car tout le monde fuit en WE
Le grand tableau reste le même depuis 9 mois (et les dessins sont très corporate)
ça fait longtemps que plus personne ne ramène rien à manger de l'étranger, "on y va si souvent tu comprends"
Bref, la chimie dans une équipe, c'est important, et j'avoue que ça fait drôle de voir à quel point elle peut évoluer très vite. Le pire dans tout ça, c'est ce côté "on se donne un genre" à coup de "costard" ou de "je finis à 21h", choses tellement superficielles et inutiles. Moi qui pensait avoir échappé à ça, on y retourne.. Quand on pense qu'en Allemange, finir tard est mal vu ("c'est un lent") à tel point que certaines boites coupent l'électricité à une certaine heure le soir, ou qu'en Espagne, on finit à 15h durant les mois de juillet-aout..
lundi 23 juin 2008
Profonde inégalité
On n'en parle pas assez, mais il existe de nos jours une inégalité au bureau qui est intolérable.
Nous, les hommes, sommes les vicitmes du sexisme le plus primaire. Ce sexisme se manifeste toute l'année, mais encore plus quand les beaux jours arrivent.
En effet, cela fait maintenant 5 ans que je peux m'en apercevoir, nous sommes victimes de discrimination.
Raison de ce ton virulent et trevendicatif ?
La tenue !
En effet, au bureau, tout bon cadre se doit d'être au minimum en pantalon de costume et chemise, voire costume, voire costume cravatte. Pendant ce temps là, ces dames et demoiselles peuvent se permettre de s'habiller plus "normalement", s'adaptant au temps. Ainsi, l'été, jupes, robes, débardeurs et chaussures ouvertes laissent place aux pulls de l'hiver.
Pendant ce temps là, l'homme a le droit d'avoir un pantalon.. plus clair, et des chaussures beiges ou marron, wahou !
Bien sûr, elles se plaignent quand même de leur pauvre état: ce sont nous les chanceux, puisque nous avons juste la couleur de la chemise et/ou de la cravatte à choisir le matin. Et bien justement, on préférerait pouvoir avoir plus de choix !
Là où ça me sidère, c'est que je dois être un des seuls à pas porter systématiquement le costard tous les jours, privilégiant un pantalon et une chemise. C'est une tenue qui est quand même classe, et qui est beaucoup plus facile à entretenir (pas de pressing..) et plus souple. Surtout, on a la chance de pouvoir ne pas porter le costard (au contraire d'autres professions prout prout style banquier ou consultant), alors profitons de cette chance..
Le vendredi, on a le droit de sh'abiller plus "cool" (comprendre: comme les femmes finalement), et bien certains persistent à porter le costard (surtout les stagiaires, croient-ils impressioner ou obtenir un poste grâce à l'habit ?).
Bref, je me bats contre des moulins.. Comme quoi l'habit fait le moine et que pour une fois, c'est à nous de dénoncer une discirmination..
vendredi 30 mai 2008
Ah ah ah
Une entreprise, c'est comme une montgolfière..
Hier, rdv avec ma boss, n+2 pour un café.
Je me demande pourquoi, mais j'y vais.
Elle me dis "tu glandes".
- Ah ?
- Oui
- Pourtant, je bosse bien, je réalise mes objectifs, ma n+1 est content de moi et j'ai eu la prime maximum à la fin de l'année dernière.
- Oui, tu bosses bien, tu remplis tes objectifs, tu as un bon esprit analytique, tu piges vite, bref, t'as des qualités, sauf que.. tu ne m'étonne pas, tu ne dépasses pas tes objectifs, tu te contentes de les remplir, sans aller plus loin. Moi, je veux que tu me mette sur le cul, que je me dise, Fio, c'est un mec qui se défonce.
- Ah..
- Oui, et.. [le meilleur pour la fin], je te vois pas rester tard, certains le font, ça montre qu'ils sont à fond dans leur sujet. Je te demande pas de faire des horaires, hien, mais bon..
ça me rappelle mon job précédent, ou la première question le matin de mon boss etait: "vous avez fini à quelle heure hier soir ?" et non pas "vous avez bien avancé sur le projet ?"
Cette vision du capitalisme ou on doit toujours faire mieux, toujours être plus profitable, quitte à une fois le CA inaugmentable, chercher la performance dans la réduction des prix, quand bien même l'entreprise est profitable me semble être une impasse profonde de notre mode de pensée.
Je ne suis pas anti-capitaliste, loin de là, mais nous atteignons là une dérive.
mercredi 9 avril 2008
Ils sont forts en marketing chez Yah**
Comme je le disais récemment, j'ai repris contact avec des amis Allemands.
Résultat: j'écris beaucoup de mails en allemand ces derniers temps.
Jusque là, rien d'extraordinaire.
Sauf que..
Je viens de m'apercevoir que j'ai désormais des bandeaux publicitaires pour Klarmobil.de, qui propose des forfaits/cartes pour téléphonie mobile en Allemagne (le bandeau est en allemand, et les offres sont destinées aux Allemands).
Ils sont très forts pour analyser les mails et en déduire la langue, et donc les susceptibles annonceurs intéressés.
Car je suis chez Yah**.fr, me suis mis en Yah** langue française, me suis domicilié en France, et me connecte depuis la France.
Mais ils se disent que je suis susceptible d'aller y passer mes vacances peut-être ?
ça me rassure à moitié par contre concernant l'analyse de mes mails, la vie privée etc.
lundi 31 mars 2008
fin de blog ?
J'ai fait un rêve étrange cette nuit..
Dans ce rêve, je suis interviewé à une emission de radio ou télé locale, et d'un seul coup, on me dit: Fiörgyn, comment vous définissez vous ?
Et moi, j'enchaine, comme si c'était normal qu'on m'appelle comme ça, me démasquant ainsi.
passant dans les couloirs, je m'aperçois que des gens de ma boite cherchent depuis 3 mois à me démasquer. ils ont analysé tout le blog, chaque note, notant les lieux, les références pour m'identifier. Et ils ont réussi à me démasquer.
En me réveillant, je me suis dit: il faut que tu changes de blog ou que tu arrêtes tout.
Et puis.. et puis surtout cette impression de vacuité du blog. Quand je l'ai commencé, c'était avant le grand boom, le hype autour du blog qui a eu lieu en 2005. Je l'utilisais pour passer le temps au bureau et raconter le quotidien pas triste de mes aventures de stagiaire.
Puis je l'ai continué, malgré le crash de 20six, mais déjà, le soufflé était un peu retombé. J'avais quand même une expérience intéressante à vivre: 4 mois à l'étranger.
Mais depuis mon retour, finalement, ce blog est un peu un foutoir, bric à broc de réflexions un peu égocentriques: mon avis à moi, ma réaction à moi.
Et vous êtes priés de commenter.
Pourquoi écrit-on un blog ? Pour se donner de la consistance ? Pour chasser le commentaire ? Pour évangéliser le monde à sa pensée ?
Moi, c'était pour échanger, donner mon avis, rencontrer des gens, ou tout du moins passer le temps au bureau. Or, ma vie au bureau n'est pas si trépidante à raconter, et le côté participatif en a pris un sacré coup.
Alors je crois que je vis la même sensation que feu DOnnie (2004), Tia, pipo, charlylie (2005), goldenyears, exuperance, Enelice, le-chat (2006), PEM, LST, DCLXVI, mimirubis, schleuder, Sireli (2007)
Mais en même temps, après plus de 3 ans et demi non stop, saurais-je arrêter ?
mercredi 19 mars 2008
Réponse à Enelice
Note du samedi 18 mars 2006 :
ça fait 1 an.
Posté par Fiorgyn à 23:30
Commentaire de l'époque :
Plus que deux ans... Ben oui, l'amour dure 3 ans...
Plus sérieusement, bon anniversaire!
Posté par Enelice, lundi 20 mars 2006
à 10:47
A priori, au moins 3 ans et un jour, série en cours :)
vendredi 14 mars 2008
Eux, ils voulaient rater leur entretien..
Un
palmarès des dix entretiens les plus étonnants été établi par le cabinet Harris
Interactive après enquête auprès de 3.061 patrons et responsables des
ressources humaines pour le site internet de recherche d'emplois
CareerBuilder.com.
Résultats
sympa :
1- Un candidat a ainsi décroché son téléphone portable et demandé à la personne qui lui faisait passer l'entretien de quitter la pièce parce qu'il s'agissait d'une conversation "privée".
2- Un
autre a cru bon de prévenir qu'il démissionnerait dès qu'il aurait hérité de
son oncle, précisant que ce dernier était "mal en point".
3- Juste avant d'entrer dans la salle d'entretien, un postulant a jugé nécessaire de sentir ses aisselles.
4- Une candidate a affirmé qu'elle ne pouvait présenter aucun échantillon de son écriture, parce que tous ses écrits avaient été "classés secrets" par la CIA.
5- Un autre a reconnu avoir été renvoyé de son précédent emploi pour avoir frappé son supérieur.
6- Quand
on lui a proposé quelque chose à manger avant l'entretien, un postulant a
répondu qu'il préférait ne pas se remplir l'estomac avant de sortir boire des
verres.
7- Un autre a tiré la chasse d'eau en plein entretien téléphonique.
8- Enfin, une femme a jugé que le moment était idéal pour se faire un brushing et a sorti une brosse à cheveux.
Les
erreurs les plus fréquentes et les plus préjudiciables :
Une
tenue inappropriée
Des
propos négatifs à l'encontre de son actuel ou ancien patron.
De
même, montrer de l'indifférence, faire preuve d'arrogance, donner des réponses
floues ou poser de mauvaises questions peuvent être jugés rédhibitoires.
Je ne crois pas avoir quoi que ce soit de dingue lors d’un entretien. Sauf à mon tout premier, pour m’entrainer, je n’avais pas de costard, alors je suis venu en jean noir, chemise blanche, et n’ayant pas de cravate, j’ai emprunté celle de mon père avec marqué en tout petit « an 2000 » dessus. Malheureusement, ça s’est vu..
Un
ami à moi a par contre répondu à la question : qu’est-ce qui vous fait
rire ? » une phrase assez comique : « Vous par exemple ».
Il n’a pas été pris, mais il l’avait senti bien avant. Un autre à la question « faites
nous rire » a sorti : « un écumoire sans trous, c’est louche »
que je lui avais soufflé pour déconner juste avant l’entretien, au cas ou..
lundi 3 mars 2008
La galère du premier toit
L’Union nationale pour l’habitat
des jeunes (Unhaj), qui gère les Foyers des jeunes travailleurs, vient de nous sortir
une étude très surprenante dont on n’attendait pas du tout les conclusions.. Jugez
plutôt : pour les jeunes qui débarquent sur le marché du travail, se loger
est un gouffre financier ! Les jeunes sont ainsi les premières victimes de
la crise du logement ! (sans dec..)
Le logement est le premier
poste de dépense des six millions d’actifs de 15 à 29 ans, dont un million
est au chômage.
Les moins de 25 ans consacrent 22%
de leurs revenus au financement de leur toit, contre 10% en moyenne
pour toutes les classes d’âge confondues.
Explication :
1- Les logements sociaux sont de
moins en moins accessibles (délais d’obtention trop longs [4-5 ans la plupart du
temps], rotation des logements en baisse..), les jeunes louent principalement
dans le secteur privé de petits logements en centre ville. Proportionnellement
à la surface habitée et à leurs revenus, ils paient les loyers les plus élevés
du marché, jusqu’à « quatre fois plus chers », selon les associations
du ministère de la crise du logement.
2- Comme les jeunes actifs sont
mobiles, ils sont touchés par les loyers de relocation, non encadrés et qui
augmentent beaucoup plus que les loyers des locataires stables.
Résultat :
55% des jeunes de moins de 26
ans, même s’ils ont un emploi, vivent chez leurs parents. Parmi les cinq
millions de jeunes adultes qui ont quitté le foyer familial, près d’un tiers
vit dans un logement trop petit (contre 16% pour l’ensemble de la population)
et 21% a régulièrement des découverts bancaires (contre 13%).
Pour nous, c’est aux alentours de 17% du budget et c’est effectivement le premier poste de dépense, malgré le fait qu’on ne
paye pas cher du tout pour la région parisienne et qu’on soit en banlieue.
J’ai aussi fait partie des 55% de
moins de 26 ans qui vivent encore chez leurs parents (et je suis passé du coté
obscur l’année de mes 27 :D). Je n’ai bien sûr pas demandé de logement
partiellement aidé par mon entreprise, sinon, j’attendais d’avoir 30 ans pour
avoir un logement pourri dans un quartier dont je ne voulais pas.
mardi 19 février 2008
des envies de.. glande
Nous sommes en février, et j'ai des envies de short, de tongs, de contact de mes doigts de pied nus avec du sable, de quiétude et d'un hamac, d'un ciel bleu, d'un délicat chant d'oiseau, de cigale, et surtout, rien de prévu..
Une douce chaleur, donnant envie d'aller boire un verre. Sentir un vent léger et chaud parcourir ma peau
m'allonger dans une herbe molle à la senteur de verdure.
Voilà à quoi je rêve pour bientôt, plus que quelques mois..
