Fiörgyn: Réflexions et légèretés

Car je ne suis ni tout à fait sérieux, ni tout à fait léger, ce blog est à mon image: avant tout un lieu de détente. Fiörgyn se dit [Fieurgoune], c'est d'origine Scandinave.

mercredi 4 mars 2009

En me penchant sur Caramail

Les fondateurs de caramail ont d'abord fondé Lokace, un moteur de recherche, racheté par Infonie.. Les deux ont disparu.
Ils ont ensuite créé Caramail, racheté par Spray (portail connu pour sa partie rencontres sur internet), lui-même racheté par Lycos, portail dont l'atout était le moteur de recherche.
De ça, ils ont voulu créer un portail avec un mail fort (Caramail), un moteur de recherche fort (lycos) et un site de rencontre fort (Spraydate devenu Love@lycos)
Or, spraydate a bouffé le chat de Caramail (qui était un phénomène), Lycos s'est pas imposé face à Google (qui a l'origine n'avait pour lui que son temps de chargement, rapide car pas tout un portail à charger, à l'époque du 56k) et Love@lycos n'a jamais pu s'imposer face à l'étoile montant Meetic.

CaramailCaramail
(petit pincement au coeur en revoyant ces visuels qui appartiennent au passé)

Moi, ce qui m'avait fait fuir, c'est l'obligation de passer par le portail général, l'interface très design qui avait remplacé celle d'origine mais très peu ergonomique, et surtout les spams incessants

Caramail

Au final, ces 3 entrepreneurs ont donc créé, se sont fait de l'argent, mais toutes leurs créations ont disparu.

Lien sur l'histoire de caramail

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lundi 2 mars 2009

Lycos, caramail, multimania sont (officiellement) morts

 

Je sais pas vous, mais cette annonce m'a fait bizarre. Non pas qu'on ne s'y attende pas. De site le plus fréquenté par les francophones (y'a qu'à voir le chat et les mails, à l'époque, ça y allait), le portail lycos est devenu une sorte de vestige où quelques personnes s'échouaient encore..
Le portail Lycos était devenu une sorte de cimetierre des éléphants, avec des rachats mirobolants d'ex-marques connues mais qui descendaient en flèche.. ainsi, Lycos a acheté Spray, mais aussi multimania, Caramail, bref, toutes les stars de la fin des années 90 du net débutant... Sorte de fuite en avant qui n'aura fait que retarder l'échénace. En voulant moderniser ses services (nouvelle version de Caramail par exemple), il a fait fuir ses utilisateurs..


 Lycos, et son chien qui "va chercher"...


Caramail, ma première boite mail, LA boite mail française (maintenant, nous sommes tous en Yahoo, hotmail ou Gmail, que des stars US, alors que dans tous les pays, il y a des spécifiques, comme gmx dans les pays germanophones par ex.)

 
Multimania là où beaucoup ont monté leur premier site perso.. ..

Bref, même si cela fait 5 ans que j'ai laissé tomber mon adresse caramail, ça fait toujours un peu étrange..

Pour un peu, je redemanderai le retour de Simone d'iBazar tiens !

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mercredi 26 mars 2008

Reprise de contact

Dans la vie, on cotoie de nombreuses personnes, qu'on les fréquente assidument ou épisodiquement.
On se voit, on se rencontre, on passe du temps ensemble, parfois contraints et forcés, parfois par plaisir.
Bref, ça va, ça vient.
Souvent, on ne fait que se cotoyer, puis basta. Parfois, cela va plus loin: franche amitié, partage de bons moments.

Sauf que vie moderne, déménagements, changement de boulot, évolution des amis, temps disponible.. On fait un choix, parfois inconscient, mais on en fait: le temps disponible est consacré à telle personne plutôt qu'à telle autre, on pense plus à appeller untel que bidule. Pour peu que d''autres amis fassent de même, et puis un jour, sans qu'on s'en être rendu compte, on s'aperçoit que ça fait un bon moment qu"on a pas vu machin ou parlé à chouette.
Sauf que ce temps, cette distance soudaine fait bizarre, surtout si c'est quelqu'un avec qui on avait l'habitude de communiquer souvent ou de se voir régulièrement.

Bref, dilemme: comment aborder la chose, faire le premier pas ?
Si l'autre ne nous recontacte pas, cela ne signifie t'il pas que cet autre ne veut plus nous parler ou nous revoir ?
C'est d'autant plus difficile qu'on sait très bien qu'on arrivera pas à avoir les mêmes rapports qu'avant, car la situation a évolué. Doit-on souhaiter se revoir juste pour parler du passé, entretenir artificiellement un relation dépassée (si elle a cessé, c'est bien pour quelques raisons). Mais en même temps, il s'agit peut-être d'un simple malentendu, on passe peut-êtreà côté de quelque chose.. En tout cas, l'impression d'être le seul à faire ce geste, à faire l'effort et le seul à souhaiter se revoir décourage.

Toujours est-il que j'ai osé refaire ce premier pas, à trois reprises dernièrement. La première fut un échec total. J'ai donc attendu un peu avant de me relancer, car c'est dur de tirer un trait définitif sur quelqu'un.
La deuxième n'a pas plus abouti: aucune réponse, rien. Je m'aperçois que la personne a changé de numéro, d'adresse mail sans rien m'en dire alors que tous ses "amis" (et même au delà) semblent au courant.
Mais la troisième fut la bonne.
J'ai connu de très bons amis allemands en 2000, revus régulièrement en 2001 et 2003, avec qui on s'échangeait de nombreuses lettres (oui, les vraies, celles qu'on écrit avec un stylo plume et qu'on poste à la boite au lettre en bas de chez soi) et cartes postales, mais aussi des mails.
J'ai connu leurs débuts amoureux (ils avaient 17 et 20 ans), leur installation. Et puis passé 2004, on a cessé de s'écrire, je ne sais pas trop pourquoi, car j'avais d'autres occupations et eux-aussi sans doute.
Bref, cela faisait 4-5 ans qu'on ne s'était pas recontacté, même quand j'étais allé à Berlin pendant 4 mois, je n'avais pas trop osé. Bref, on ne communiquait plus alors que nous étions restés en excellents termes.

Là, je l'ai fait, même si j'avais perdu toutes leurs cooordonnées. Il m'a fallu retrouver une adresse postale de leurs parents pour pouvoir leur donner mon adresse mail par lettre. J'ai eu de la chance, les parents déménagent dans une semaine.
Et la réponse fut vraiment agréable. J'ai reçu des photos, j'ai appris qu'ils étaient mariés, qu'ils avaient un enfant, qu'ils venaient de déménager, etc
bilan: on s'envoit mail sur mail depuis une semaine, et j'ai l'impression de rattraper ces 4-5 années. On se verra sûrement bientôt, qui sait ?
En tout cas, je ne regrette vraiment pas d'avoir fait l'effort. C'est encourageant en tout cas :)

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mardi 11 mars 2008

Télé de ma jeunesse 1: les dessins animés

Nous avons tous et toutes bercés dans notre jeunesse par des aventures animées sur écran. Et quand on y réfléchit bien, il y avait une foule de dessins animés qui passaient !
Voici une petite liste, mais je dois en oublier..
Vous vous en rappelez ? 

J’étais très jeune
Colargol
Les Bisounours
Les Snorky
Les dino riders
Rahan
Les Minipouces
Une série avec les 3 mousquetaires mais en chiens (passait sur feu la 5)
Les mystérieuses cités d’or
Il était une fois la vie/l’histoire
Les Schtroumpfs
Ça cartoon
Les robinsons suisses
Les Entrechats
Inspecteur Gadget
Jayce et les conquérants de la lumière
Max et compagnie
Le magicien d’Oz
Les mondes engloutis
Les minipouss
Les Snorkys
Galaxy rangers 

D’ailleurs, si vous vous souvenez du nom de l’émission où passait Mask et les Dino riders..
 
J’étais un peu plus âgé:
Renard
Cat’s eyes
Mask
Ulysse 31
Albator 79
Albator 84
Danger zone (pas vraiment passé à la postérité)
Goldorak

Scoubidoo
Tortues ninja
Batman
Denver le dernier dinosaure
Cobra (le mec qui ressemblait à Belmondo)
Cosmocats
Lady Oscar (ah.. la révolution..)
Tom Sawyer (c’est l’Ameriqueuuuu)
Albert le 5e mousquetaire
Phatom 2040 (lien pour ceux qui connaissent pas)
Le Magicien (lien pour ceux qui connaissent pas)

Club Dorothée :
Dragon Ball
Dragon Ball Z
Les chevaliers du zodiaque
Olive et Tom
Ken le survivant
Jeanne et Serge 

Disney Club :
La bande à Picsou (c'était toujours trop tôt le dimanche matin)
Tic et Tac rangers du risque
Mister mask
Super Baloo

Aujourd’hui :
Ghost in the shell – stand alone complex (lien)
Interstella 5555
Nicky Larson
Conan fils du futur (super série de Miyazaki)
Les Miyazaki
Les Simpsons

Par contre, je n’aimais pas vraiment
Bécébégé
Le collège fou fou fou
Princesse Sarah
Ramna ½
Rémi sans famille 

ou pas vu :
Capitaine flamme
Heidi
Les maitres de l’univers
Juliette, je t’aime
Sailor Moon 

C’est quand même fou de se souvenir de tout ça, et encore, je suis sûr d'en avoir oublié plein..
Ce qui est marrant, c'est que pourtant, mes parents nous restreignaient l’accès à la télé, nous incitant à faire nos devoirs ou à aller jouer dehors..

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mercredi 23 mai 2007

Episode 16: les biscuits Bamboula

Vous souvenez vous des Bamboula ?

Des biscuits au chocolat, aux pépites de chocolat, j’adorais, vraiment.
Présentés dans 2 sachets fraîcheurs (à l’époque, l’écologie n’était pas prioritaire) de 6 biscuits chacun.

La mascotte était un enfant, visiblement africain affublé d’une peau de léopard. Et c’est là que le bat blesse. Bamboula + garçon africain + peau de léopard= cible du politiquement correct.

Fini donc les bamboula, adieu petits biscuits délicieux. 

Ils auraient pu changer de nom, mais non, Saint Michel a préféré carrément supprimer ces biscuits qui auront connu le même destin funeste que les Créola, ces desserts au lait qui portait un nom trop connoté, ou le slogan « oh y’a bon » de Banania (amusant, quand on sait que le symbole du tirailleur sénégalais avait été choisi en hommage aux sacrifices de ces soldats par le créateur de la marque lui-même).

Pourtant, les Bamboula étaient le symbole du renouveau de Saint Michel, avec des investissements importants, pour preuve, au début des années 90, un village Bamboula était créé en Loire Atlantique, avec la reconstitution d’un village africain, avec spectacles de danse d’un ensemble artistique et découverte de cultures.
 

Ces gâteaux sont le symbole du politiquement correct apparu dans les années 90. La chasse aux noms ou expressions est bien plus aisée que de lutter en profondeur contre les inégalités.

Par exemple, aujourd’hui, on ne dit plus un « noir » comme on dit un blanc, mais un « black », quelle hypocrisie... Est-ce que cela change la condition des personnes désignées et l’attitude des gens racistes pour autant ? Je n’en suis pas sûr.

Prochains épisodes sur d'autres produits de grande conso :)

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mercredi 4 avril 2007

il y a un an.. Berlin

Déjà un an.
je me revois, mi anxieux, mi impatient, en ce mardi 4 avril 2006.
Première fois que je partais de chez moi pour si longtemps en autonomie.
4 mois m'attendaient, mais je ne savais de quoi il seraient remplis.

je me souviens du premier mois, où j'ai eu un peu de mal à me trouver une place, à prendre mes marques, à m'approprier cette ville.
Puis ce fut le temps des visites, des gens venus me voir et à qui je faisais découvrir la ville, je m'y sentais bien, j'en étais devenu un habitant.
Juin, après un bref détour par Paris, la coupe du monde, les derniers temps d'insouciance avant le grand rush des partiels
Juillet, ou la fin en apothéose et le départ le coeur serré.

Je sais que je ne retrouverai plus jamais ces conditions idéales d'un étudiant de passage, ou comment profiter à fond d'une ville, de pouvoir visiter, de ses avantages sans avoir les inconvénients, puisque simplement de passage, qui plus est l'été.

Mon cerveau me joue aujourd'hui des tours, il ne se souvient plus que des bons moments, pas de ceux où je me sentais vraiment seul, pas de ceux où j'ai travaillé dur pour valider les cours en allemand, mais de tout le reste:

Arrivée et installation
Connaissance teutonne
Visites (Potsdam, Mauer Museum, Brandenburger Tor et tout le reste)
Voyages (Warnemunde et... Cottbus)
Liberté (ou comment apprendre à se gérer seul, vivre à l'allemande, aller en cours en tong)
Flexibilité (mon vélo génial, transports fonctionnant la nuit.. )
Bouffe (ritter sport, knoppers, brot und brotchen, yaourts Müller, pizza Appolo, SophienEck + recettes aléatoires du nain )
Roi du pétrole (pizzas à 4€, demi litre de coca à 80c, vélo à 30€, mega brunch à 8€..)
Soleil et temps idyllique pendant 3 mois
Sport (Futsal, Sommerbad, marche et vélo)
Du fun (billards sympatoches, puzzlefighter)
Découvertes rien à voir (tongan ninja, monlegionnaire, Fouzitou à la tomate, Sakis Rouvas, Youtube, Yahoo voice..)
Evenements (Coupe du monde, Love Parade)
Petit et Méchant évidemment !

Il ne me reste de tout cela que des photos, une sacrée quantité à vrai dire

Non, vraiment, vu ma situation actuelle, je retournerais bien un an en arrière sans hésiter une seule seconde

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jeudi 18 janvier 2007

Episode 15: le sac banane

Au début des années 1990, un accessoire était particulièrement prisé : le sac banane.

Le sac banane était une espèce de poche se plaçait sous le ventre à bière, au niveau de la ceinture. Il se clipait à l’arrière, en bas du dos. Tout le monde en avait chez moi: mon grand-père pour les vacances, moi dans la cour de l'école..
Le sac banane avait l’avantage de remplacer le porte feuille ou le sac à main. On y mettait ses papiers, la carte routière, un plan de métro, une mini bouteille d’eau. Il dispensait son possesseur de l’utilisation d’un petit sac à dos pour les touristes.

Mais il donnait un air de touriste justement, et surtout, était facile à voler : une simple pression sur le clip derrière, et le sac s’envolait. J’en ai eu un, dans lequel je mettais mes billes, toutes mes billes, jusqu’au jour où l’ayant posé pour jouer au foot, je l’ai perdu, subtilisé par un camarade fort discourtois à mon égard.
Il avait aussi le désavantage d’être souvent dissimulé sous le muscle Kro de certains messieurs. Dommage, c’était marrant de voir avec quelle passion certains s’amusaient à les personnaliser, en les décorant de pin’s notamment. Déjà qu’ils avaient souvent des couleurs flashy, très début des années 90...

Aujourd’hui, le sac banane a de nouvelles utilisations :
Soit servir de signe distinctif aux jeunes racailles, avec le survet’ T*cchini et la casquette Lac*ste.
Soit pour les prostituées berlinoises. C’est un des seuls signes distinctifs qui permet de savoir que non, elles ne veulent pas traverser la rue, car pour le reste, elles sont beaucoup plus classes que par chez nous.
Non, le sac banane n’est pas mort !

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lundi 15 janvier 2007

Episode 14: Tam tam, Kobby et Tatoo

Avant le SMS, comment faire pour s'envoyer un message écrit instantané et pratique à lire sans déranger le destinataire ?

Il y a eu une solution révolutionnaire. Une invention aussi populaire sur le moment que rapidement disparue : le Tam Tam, Kobby ou Tatoo.

 

Lancés au milieu des années 90, ils ont fait fureur pendant 2-3 ans avant d’être supplantés.
Ces petites boites à écran N&B (cristaux liquides) faisaient fonction de SMS. Sauf qu’elles ne faisaient que recevoir. Pour envoyer, il fallait téléphoner au numéro surtaxé et dicter son message à un opérateur. Bonjour l’intimité et la rapidité… Cf cette page pour les messages fun qui étaient envoyés.

Le Tatoo était un signe extérieur de funitude : on l’arborait fièrement à sa ceinture, là où le sac banane trônait fièrement quelques années auparavant.
Les pubs ciblaient les jeunes, déjà. Les spots télévisés étaient assez marrant, montrant qu'un de ces messages pouvait sauver la vie (un gars allait sauter sans parachute mais avec un sac à dos, un artiste tirer un camion avec un élastique et non une corde...)

Mais le téléphone portable, avec ses SMS bien plus pratiques et surtout permettant d'envoyer et de téléphoner, a vite balayé cette solution désuète. Dès la fin des années 90, le téléphone portable prit la place à la ceinture occupée précédemment  par les Tam Tam et autres Kobby.

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dimanche 17 décembre 2006

Episode 13: Le traitement de texte

Avant l’ordinateur, il y avait l’imprimante, c'est-à-dire un clavier mécanique qui grâce à la pression d'un doigt sur une touche, reportait un caractère métallique préalablement imprégné d'encre sur une feuille. Soucis: aucun droit à l'erreur, et il fallait taper une lettre en autant d'exemplaire que requis, bref, la galère.

Heureusement, une solution a existé, aujourd'hui complètement oubliée et même parfois ignorée: le traitement de texte.

Le traitement de texte, c’était bien mieux qu’une machine à écrire. Cela y ressemblait encore, mais avec une différence de taille : un écran et un lecteur disquette.
Avec ça, plus besoin de retaper ses textes, ils étaient enregistrés et pouvaient être imprimés autant de fois que nécessaire, grâce à une mini imprimante derrière. De plus, on pouvait corriger les fautes à l'écran, plutôt que de recommencer à tout taper.
Appareil volumineux (pas facile à ranger!) et faisant du bruit (l'imprimante derrière avait un niveau sonore incomparable avec nos imprimantes modernes), il n’aura pas existé longtemps (point culminant au milieu des années 1990).
Cette sorte d'hybride, témoin de l'évolution, mais encore trop imparfait a été vite supplanté par les "vrais" ordinateurs tout en un. Il faut dire que son cout (1000-1200 F) faisait rapidement sauter à l'étape ordinateur dès que ces derniers sont devenus abordables.

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jeudi 14 décembre 2006

Episode 12: Piratage de musique

Aujourd’hui, les majors semblent découvrir le piratage musical à coup de mp3 téléchargés illégalement sur internet. Pourtant, le phénomène n’est pas nouveau.
Si cela parait récent, c’est peut-être car les majors n’étaient pas aussi concentrées et aussi car le marché du disque était meilleur : le compact-disque était tout nouveau, pas de concurrence au niveau du multimédia, offre musicale peut-être meilleure. Les gens étaient plus enclins à acheter de la musique.
Mais moi, jeune déjà, je piratais. J’ai dû commencer à pirater vers 1996, avant peut-être.
Comment ? C’était très simple : il me suffisait d’une K7 vierge (elles s’achetaient par 5 ou 10 dans les FNAC ou supermarchés) et d’une chaine hi-fi.
La première solution était d’aller à la discothèque louer des disques (la discothèque municipale était gratuite), et je les copiais sur K7. La qualité était presque la même.
L’autre solution était d’utiliser un simple combiné radio-K7.
Je passais mes soirées à écouter attentivement les ondes, prêt à dégainer mon doigt pour appuyer sur la touche magique : la REC rouge.
L’horreur quand en plein enregistrement, je m’aperçois que le signal se brouille ou que le son mat de l’appareil me signifie que je suis arrivé au bout de la face A!!! Envie de tuer les présentateurs qui parlaient sur la chanson ou mettaient un jingle de la radio en plein milieu de la chanson. Mais ça permettait d’avoir les derniers hits du moment gratuitement sur mon walkman.J’ai encore des tonnes de ces K7 patiemment fabriquées « manuellement ». Elles m’ont permit de pirater artisanalement, en économisant l’achat d’un CD.

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