mercredi 26 mars 2008
Reprise de contact
Dans la vie, on cotoie de nombreuses personnes, qu'on les fréquente assidument ou épisodiquement.
On se voit, on se rencontre, on passe du temps ensemble, parfois contraints et forcés, parfois par plaisir.
Bref, ça va, ça vient.
Souvent, on ne fait que se cotoyer, puis basta. Parfois, cela va plus loin: franche amitié, partage de bons moments.
Sauf que vie moderne, déménagements, changement de boulot, évolution des amis, temps disponible.. On fait un choix, parfois inconscient, mais on en fait: le temps disponible est consacré à telle personne plutôt qu'à telle autre, on pense plus à appeller untel que bidule. Pour peu que d''autres amis fassent de même, et puis un jour, sans qu'on s'en être rendu compte, on s'aperçoit que ça fait un bon moment qu"on a pas vu machin ou parlé à chouette.
Sauf que ce temps, cette distance soudaine fait bizarre, surtout si c'est quelqu'un avec qui on avait l'habitude de communiquer souvent ou de se voir régulièrement.
Bref, dilemme: comment aborder la chose, faire le premier pas ?
Si l'autre ne nous recontacte pas, cela ne signifie t'il pas que cet autre ne veut plus nous parler ou nous revoir ?
C'est d'autant plus difficile qu'on sait très bien qu'on arrivera pas à avoir les mêmes rapports qu'avant, car la situation a évolué. Doit-on souhaiter se revoir juste pour parler du passé, entretenir artificiellement un relation dépassée (si elle a cessé, c'est bien pour quelques raisons). Mais en même temps, il s'agit peut-être d'un simple malentendu, on passe peut-êtreà côté de quelque chose.. En tout cas, l'impression d'être le seul à faire ce geste, à faire l'effort et le seul à souhaiter se revoir décourage.
Toujours est-il que j'ai osé refaire ce premier pas, à trois reprises dernièrement. La première fut un échec total. J'ai donc attendu un peu avant de me relancer, car c'est dur de tirer un trait définitif sur quelqu'un.
La deuxième n'a pas plus abouti: aucune réponse, rien. Je m'aperçois que la personne a changé de numéro, d'adresse mail sans rien m'en dire alors que tous ses "amis" (et même au delà) semblent au courant.
Mais la troisième fut la bonne.
J'ai connu de très bons amis allemands en 2000, revus régulièrement en 2001 et 2003, avec qui on s'échangeait de nombreuses lettres (oui, les vraies, celles qu'on écrit avec un stylo plume et qu'on poste à la boite au lettre en bas de chez soi) et cartes postales, mais aussi des mails.
J'ai connu leurs débuts amoureux (ils avaient 17 et 20 ans), leur installation. Et puis passé 2004, on a cessé de s'écrire, je ne sais pas trop pourquoi, car j'avais d'autres occupations et eux-aussi sans doute.
Bref, cela faisait 4-5 ans qu'on ne s'était pas recontacté, même quand j'étais allé à Berlin pendant 4 mois, je n'avais pas trop osé. Bref, on ne communiquait plus alors que nous étions restés en excellents termes.
Là, je l'ai fait, même si j'avais perdu toutes leurs cooordonnées. Il m'a fallu retrouver une adresse postale de leurs parents pour pouvoir leur donner mon adresse mail par lettre. J'ai eu de la chance, les parents déménagent dans une semaine.
Et la réponse fut vraiment agréable. J'ai reçu des photos, j'ai appris qu'ils étaient mariés, qu'ils avaient un enfant, qu'ils venaient de déménager, etc
bilan: on s'envoit mail sur mail depuis une semaine, et j'ai l'impression de rattraper ces 4-5 années. On se verra sûrement bientôt, qui sait ?
En tout cas, je ne regrette vraiment pas d'avoir fait l'effort. C'est encourageant en tout cas :)
mardi 11 mars 2008
Télé de ma jeunesse 1: les dessins animés
Nous avons tous et toutes bercés dans notre jeunesse par des
aventures animées sur écran. Et quand on y réfléchit bien, il y avait une foule
de dessins animés qui passaient !
Voici une petite liste, mais je dois en oublier..
Vous vous en rappelez ?
J’étais très jeune
Colargol
Les Bisounours
Les Snorky
Les dino riders
Rahan
Les Minipouces
Une série avec les 3 mousquetaires mais en chiens (passait
sur feu la 5)
Les mystérieuses cités d’or
Il était une fois la vie/l’histoire
Les Schtroumpfs
Ça cartoon
Les robinsons suisses
Les Entrechats
Inspecteur Gadget
Jayce et les conquérants de la lumière
Max et compagnie
Le magicien d’Oz
Les mondes engloutis
Les minipouss
Les Snorkys
Galaxy rangers
D’ailleurs, si vous vous souvenez du nom de l’émission où
passait Mask et les Dino riders..
J’étais un peu plus âgé:
Renard
Cat’s eyes
Mask
Ulysse 31
Albator 79
Albator 84
Danger zone (pas vraiment passé à la postérité)
Goldorak
Scoubidoo
Tortues ninja
Batman
Denver le dernier dinosaure
Cobra (le mec qui ressemblait à Belmondo)
Cosmocats
Lady Oscar (ah.. la révolution..)
Tom Sawyer (c’est l’Ameriqueuuuu)
Albert le 5e mousquetaire
Phatom 2040 (lien pour ceux qui connaissent pas)
Le Magicien (lien pour ceux qui connaissent pas)
Club Dorothée :
Dragon Ball
Dragon Ball Z
Les chevaliers du zodiaque
Olive et Tom
Ken le survivant
Jeanne et Serge
Disney Club :
La bande à Picsou (c'était toujours trop tôt le dimanche matin)
Tic et Tac rangers du risque
Mister mask
Super Baloo
Aujourd’hui :
Ghost in
the shell – stand alone complex (lien)
Interstella 5555
Nicky Larson
Conan fils du futur (super série de Miyazaki)
Les Miyazaki
Les Simpsons
Par contre, je n’aimais pas vraiment
Bécébégé
Le collège fou fou fou
Princesse Sarah
Ramna ½
Rémi sans famille
ou pas vu :
Capitaine flamme
Heidi
Les maitres de l’univers
Juliette, je t’aime
Sailor Moon
C’est quand même fou de se souvenir de tout ça, et encore, je suis sûr d'en avoir oublié plein..
Ce qui est marrant, c'est que pourtant,
mes parents nous restreignaient l’accès à la télé, nous incitant à faire nos
devoirs ou à aller jouer dehors..
mercredi 23 mai 2007
Episode 16: les biscuits Bamboula
Vous souvenez vous des Bamboula ?
Des biscuits au chocolat, aux pépites de chocolat, j’adorais,
vraiment.
Présentés dans 2 sachets fraîcheurs (à l’époque, l’écologie
n’était pas prioritaire) de 6 biscuits chacun.
La mascotte était un enfant, visiblement africain affublé d’une peau de léopard. Et c’est là que le bat blesse. Bamboula + garçon africain + peau de léopard= cible du politiquement correct.
Fini donc les bamboula, adieu petits biscuits délicieux.
Ils auraient pu changer de nom, mais non, Saint Michel a préféré carrément supprimer ces biscuits qui auront connu le même destin funeste que les Créola, ces desserts au lait qui portait un nom trop connoté, ou le slogan « oh y’a bon » de Banania (amusant, quand on sait que le symbole du tirailleur sénégalais avait été choisi en hommage aux sacrifices de ces soldats par le créateur de la marque lui-même).
Pourtant, les Bamboula étaient le symbole du renouveau de
Saint Michel, avec des investissements importants, pour preuve, au début des années 90, un
village Bamboula était créé en Loire Atlantique, avec la reconstitution d’un
village africain, avec spectacles de danse d’un ensemble artistique et découverte de cultures.
Ces gâteaux sont le symbole du politiquement correct apparu dans les années 90. La chasse aux noms ou expressions est bien plus aisée que de lutter en profondeur contre les inégalités.
Par exemple, aujourd’hui, on ne dit plus un « noir » comme on dit un blanc, mais un « black », quelle hypocrisie... Est-ce que cela change la condition des personnes désignées et l’attitude des gens racistes pour autant ? Je n’en suis pas sûr.
Prochains épisodes sur d'autres produits de grande conso :)
mercredi 4 avril 2007
il y a un an.. Berlin
Déjà un an.
je me revois, mi anxieux, mi impatient, en ce mardi 4 avril 2006.
Première fois que je partais de chez moi pour si longtemps en autonomie.
4 mois m'attendaient, mais je ne savais de quoi il seraient remplis.
je me souviens du premier mois, où j'ai eu un peu de mal à me trouver une place, à prendre mes marques, à m'approprier cette ville.
Puis ce fut le temps des visites, des gens venus me voir et à qui je faisais découvrir la ville, je m'y sentais bien, j'en étais devenu un habitant.
Juin, après un bref détour par Paris, la coupe du monde, les derniers temps d'insouciance avant le grand rush des partiels
Juillet, ou la fin en apothéose et le départ le coeur serré.
Je sais que je ne retrouverai plus jamais ces conditions idéales d'un étudiant de passage, ou comment profiter à fond d'une ville, de pouvoir visiter, de ses avantages sans avoir les inconvénients, puisque simplement de passage, qui plus est l'été.
Mon cerveau me joue aujourd'hui des tours, il ne se souvient plus que des bons moments, pas de ceux où je me sentais vraiment seul, pas de ceux où j'ai travaillé dur pour valider les cours en allemand, mais de tout le reste:
Arrivée et installation
Connaissance teutonne
Visites (Potsdam, Mauer Museum, Brandenburger Tor et tout le reste)
Voyages (Warnemunde et... Cottbus)
Liberté (ou comment apprendre à se gérer seul, vivre à l'allemande, aller en cours en tong)
Flexibilité (mon vélo génial, transports fonctionnant la nuit.. )
Bouffe (ritter sport, knoppers, brot und brotchen, yaourts Müller, pizza Appolo, SophienEck + recettes aléatoires du nain )
Roi du pétrole (pizzas à 4€, demi litre de coca à 80c, vélo à 30€, mega brunch à 8€..)
Soleil et temps idyllique pendant 3 mois
Sport (Futsal, Sommerbad, marche et vélo)
Du fun (billards sympatoches, puzzlefighter)
Découvertes rien à voir (tongan ninja, monlegionnaire, Fouzitou à la tomate, Sakis Rouvas, Youtube, Yahoo voice..)
Evenements (Coupe du monde, Love Parade)
Petit et Méchant évidemment !
Il ne me reste de tout cela que des photos, une sacrée quantité à vrai dire
Non, vraiment, vu ma situation actuelle, je retournerais bien un an en arrière sans hésiter une seule seconde
jeudi 18 janvier 2007
Episode 15: le sac banane
Au début des années 1990, un accessoire était particulièrement prisé : le sac banane.
Le sac banane était une espèce de poche se plaçait sous le ventre à bière, au niveau de la ceinture. Il se clipait à l’arrière, en bas du dos.
Tout le monde en avait chez moi: mon grand-père pour les vacances, moi dans la cour de l'école..
Le sac banane avait l’avantage de remplacer le porte feuille ou le sac à main. On y mettait ses papiers, la carte routière, un plan de métro, une mini bouteille d’eau. Il dispensait son possesseur de l’utilisation d’un petit sac à dos pour les touristes.
Mais il donnait un air de touriste justement, et surtout, était facile à voler : une simple pression sur le clip derrière, et le sac s’envolait. J’en ai eu un, dans lequel je mettais mes billes, toutes mes billes, jusqu’au jour où l’ayant posé pour jouer au foot, je l’ai perdu, subtilisé par un camarade fort discourtois à mon égard.
Il avait aussi le désavantage d’être souvent dissimulé sous le muscle Kro de certains messieurs.
Dommage, c’était marrant de voir avec quelle passion certains s’amusaient à les personnaliser, en les décorant de pin’s notamment. Déjà qu’ils avaient souvent des couleurs flashy, très début des années 90...
Aujourd’hui, le sac banane a de nouvelles utilisations :
Soit servir de signe distinctif aux jeunes racailles, avec le survet’ T*cchini et la casquette Lac*ste.
Soit pour les prostituées berlinoises. C’est un des seuls signes distinctifs qui permet de savoir que non, elles ne veulent pas traverser la rue, car pour le reste, elles sont beaucoup plus classes que par chez nous.
Non, le sac banane n’est pas mort !
lundi 15 janvier 2007
Episode 14: Tam tam, Kobby et Tatoo
Avant le SMS, comment faire pour s'envoyer un message écrit instantané et pratique à lire sans déranger le destinataire ?
Il y a eu une solution révolutionnaire. Une invention aussi populaire sur le moment que rapidement disparue : le Tam Tam, Kobby ou Tatoo.

Lancés au milieu des années 90,
ils ont fait fureur pendant 2-3 ans avant d’être supplantés.
Ces petites boites à écran
N&B (cristaux liquides) faisaient fonction de SMS. Sauf qu’elles ne
faisaient que recevoir. Pour envoyer, il fallait téléphoner au numéro surtaxé
et dicter son message à un opérateur. Bonjour l’intimité et la rapidité… Cf cette page pour
les messages fun qui étaient envoyés.
Le Tatoo était un signe extérieur
de funitude : on l’arborait fièrement à sa ceinture, là où le sac banane
trônait fièrement quelques années auparavant.
Les pubs ciblaient les jeunes, déjà. Les spots télévisés étaient assez marrant, montrant qu'un de ces messages pouvait sauver la vie (un gars allait sauter sans parachute mais avec un sac à dos, un artiste tirer un camion avec un élastique et non une corde...)
Mais le téléphone portable, avec ses SMS bien plus pratiques et surtout permettant d'envoyer et de téléphoner, a vite balayé cette solution désuète. Dès la fin des années 90, le téléphone portable prit la place à la ceinture occupée précédemment par les Tam Tam et autres Kobby.
dimanche 17 décembre 2006
Episode 13: Le traitement de texte
Avant l’ordinateur, il y avait l’imprimante, c'est-à-dire un clavier mécanique qui grâce à la pression d'un doigt sur une touche, reportait un caractère métallique préalablement imprégné d'encre sur une feuille. Soucis: aucun droit à l'erreur, et il fallait taper une lettre en autant d'exemplaire que requis, bref, la galère.
Heureusement, une solution a existé, aujourd'hui complètement oubliée et même parfois ignorée: le traitement de texte.
Le traitement de texte, c’était
bien mieux qu’une machine à écrire. Cela y ressemblait encore, mais avec une
différence de taille : un écran et un lecteur disquette.
Avec ça, plus
besoin de retaper ses textes, ils étaient enregistrés et pouvaient être
imprimés autant de fois que nécessaire, grâce à une mini imprimante derrière. De plus, on pouvait corriger les
fautes à l'écran, plutôt que de recommencer à tout taper.
Appareil volumineux (pas facile à ranger!) et faisant du
bruit (l'imprimante derrière avait un niveau sonore incomparable avec nos imprimantes modernes), il n’aura pas existé longtemps (point culminant au milieu des années 1990).
Cette sorte d'hybride, témoin de l'évolution, mais encore trop
imparfait a été vite supplanté par les "vrais" ordinateurs tout en un. Il
faut dire que son cout (1000-1200 F) faisait rapidement sauter à
l'étape ordinateur dès que ces derniers sont devenus abordables.
jeudi 14 décembre 2006
Episode 12: Piratage de musique
Aujourd’hui, les majors semblent
découvrir le piratage musical à coup de mp3 téléchargés illégalement sur
internet. Pourtant, le phénomène n’est pas nouveau.
Si cela parait récent, c’est
peut-être car les majors n’étaient pas aussi concentrées et aussi car le marché
du disque était meilleur : le compact-disque était tout nouveau, pas de
concurrence au niveau du multimédia, offre musicale peut-être meilleure. Les gens
étaient plus enclins à acheter de la musique.
Mais moi, jeune déjà, je
piratais. J’ai dû commencer à pirater vers 1996, avant peut-être.
Comment ? C’était très
simple : il me suffisait d’une K7 vierge (elles s’achetaient par 5 ou 10
dans les FNAC ou supermarchés) et d’une chaine hi-fi.
La première solution était
d’aller à la discothèque louer des disques (la discothèque municipale était
gratuite), et je les copiais sur K7. La qualité était presque la même.
L’autre solution était d’utiliser
un simple combiné radio-K7.
Je passais mes soirées à écouter
attentivement les ondes, prêt à dégainer mon doigt pour appuyer sur la touche magique :
la REC rouge.
L’horreur quand en plein
enregistrement, je m’aperçois que le signal se brouille ou que le son mat de l’appareil
me signifie que je suis arrivé au bout de la face A!!! Envie de tuer les présentateurs
qui parlaient sur la
chanson ou mettaient un jingle de la radio en plein milieu de la chanson. Mais ça permettait d’avoir les derniers hits du
moment gratuitement sur mon walkman.J’ai encore des tonnes de ces K7
patiemment fabriquées « manuellement ». Elles m’ont permit de pirater artisanalement, en économisant l’achat d’un CD.
mercredi 13 décembre 2006
Episode 11: Le compact Disc
Etant enfant dans les années 80,
j’ai vu l’arrivée d’un tout nouveau support de musique : le Compact
Disc.
Le CD, je ne sais pas si vous
vous souvenez, mais ça avait été une révolution.
Plus compact et moins fragile que
les encombrants disques vinyles, le CD les a littéralement fait disparaitre. ils nécessitaient moins d'entretien, des appareils de lecture plus petits et avaient une qualité de son bien meilleure.
Seul résistant: la
cassette audio.
Mais cle CD avait beaucoup d'avantages, même sur la K7: on pouvait changer
de piste rapidement, mettre en mode aléatoire, et la qualité d’écoute était
bien meilleure. Bref, un changement complet.
La K7, c’était devoir entendre un
album sur double face. Avec 6 chansons par face, il fallait faire un reverse.
Les chanceux avaient un autoreverse sur leur chaine stéréo ou leur walkman.
Le walkman, sorti à la fin des
années 1970, c’était le must, même encore en 1997 quand je m’en suis acheté un.
Même s’il y avait mieux : le discman, lancé en 1992,
la révolution. Il
coûtait
1490F
(230€) à l’époque, une fortune !
Toute mon enfance et adolescence, j’ai jonglé entre K7 et CD. La K7 a surtout résisté en tant que média vierge et pas cher, avec ses moyens limités mais néanmoins marrants: lorsqu’on enregistrait des pistes sur K7, il suffisait de laisser 4 secondes entre chaque piste, et une chaîne Hi-fi évoluée détectait ces blancs. Dès lors, on pouvait passer à la chanson suivante « presque » comme sur CD.
Depuis 2003, c’est la fin des discman et des walkman, remplacés par les baladeurs à mémoire flash lisant les mp3. Où comment S*ny, le pionnier inventeur du walkman, a raté le virage du numérique.
mardi 28 novembre 2006
Episode 10: Noël et l'enfance
Le père noël, j’y ai cru assez
longtemps, j’ai dû découvrir à 9 ou 10 ans que finalement, non...
Et je ne regrette pas, je devais
vouloir y croire. Noël était un véritable enchantement, dont l’attente
commençait dès la
toussaint. Novembre était le mois des choix. Pour cela, une
merveille : aller à Paris aux Grands magasins. Aller à la capitale, voir cette
ville illuminée. Là-bas, on voyait les vitrines animées de nombreuses
marionnettes, cachées par les enfants et les parents qui se pressaient contre
les vitres. On avait donc l’impression de découvrir un trésor. Puis on entrait dans les
magasins, véritable caverne d’Ali Baba, remplie de jouets. Effet amplifié par
les animations et décorations de l’intérieur. Comment ne pas être extasié,
émerveillé par ces magasins emplis de jouets à choisir. Car on ne faisait que
choisir, ne se doutant pas que ma mère allait dans la semaine acheter les
cadeaux (pas aux grands magasins) selon ce qui avait l’air de nous plaire (aidé
aussi par la lettre au père noël comme base). Mais vraiment, entrer dans ces
magasins décorés, c’était un vrai rêve éveillé de gosse. Enfin, on contemplait
le sapin immense, qui paraissait démesuré, montant jusqu’au toit.
Puis on finissait en se rendant
en haut des Champs Elysées, pour aller déguster des viennoiseries danoises à la
maison du Danemark, me rappelant mon enfance.
Début décembre, il y avait le
noël du travail de mes parents, où on avait un spectacle, un goûter et un
cadeau. Ça aussi, j’adorais, notamment le goûter avec les petites
viennoiseries.
Enfin, on allait au cinéma, voir le dernier Disney. Au début des années 1990, c’étaient encore des vrais dessins animés, de vrais classiques : la Belle et la Bête, la petite Sirène, Aladdin, le roi Lion... Les nouveaux sont en 3D, sont plus « jolis », mais perdent de leur charme désuet et de leur côté conte de fée qui s’harmonise si bien à la période de noël.
J’espère pouvoir transmettre à mes enfants cette magie quand ce sera à mon tour de jouer les enchanteurs.

