lundi 27 novembre 2006
Episode 9: L’appareil photo numérique dans le temps
L’appareil numérique n’est pas un
besoin nouveau, il existe depuis un bon moment. On ne doit pas être étonné
d’avoir vu son déferlement depuis 2003.
Déjà, en 1995-6, je me souviens
que mon frère et moi souhaitions résoudre un problème grave : vérifier que
la photo que nous avions prise était bien cadrée, pas floue, et pouvoir en
disposer tout de suite. Cette solution existait à l’époque et depuis bien
longtemps !
Le Polaroid : cet étrange
appareil était génial. On introduisait le papier photo dans l’appareil, on
prenait la photo, après le déchirement du film qui la recouvrait, on secouait
la photo et l’image apparaissait en 1 min environ.
Génial appareil, en avance sur
sont temps (il existe depuis 1948). Mais deux choses l’ont empêché de vraiment
conquérir le marché :
Le prix : si l’appareil
était abordable, le coût des pellicules nous avait arrêté à l’époque.
Les capacités : le Polaroid
restait réservé aux photos de souvenir, ses capacités photographiques n’égalant
pas celles des reflex. Il était donc en concurrence avec les compacts à
pellicule, beaucoup plus abordables.
Finalement, nous avons opté pour
un compact.
mardi 21 novembre 2006
Episode 8: Marques déposées
Si je vous dis que je retrouve plus mon scotch et mon
tipp-ex, car j’ai plus qu’un bic dans ma trousse. Si je vous dis que j’ai trop
de post-it sur mon frigidaire, et que je dois éponger ma cuisine avec du
sopalin, si je vous dis que j’ai besoin d’un kleenex car j’ai attrapé froid en restant assis dehors à écouter mon walkman.
Et bien rien que dans ce paragraphe, il y a 8 marques déposées.... Toutes ces marques qui ont été des pionnières, ont d'abord défini à elles-seule la gamme de produit qu'elles ont par la suite inspiré. C'est resté tellement ancré dans le quotidien des Français que ces noms sont passés dans l'usage courant...
Vive donc donc le ruban adhésif, le blanc correcteur, le stylo bille, le pense-bête autocollant, le réfrigérateur, l'essuie tout, le mouchoir jetable et la radio cassette portable....
Il y en a bien entendu beaucoup d'autres !
jeudi 16 novembre 2006
Episode 7: Le téléphone fixe
Chaque foyer avait un téléphone fixe qui trônait dans la maison. Si aujourd’hui les téléphones sont souvent sans fil et avec un écran couleur, des touches comme sur les portables, il n’en était encore rien dans les années 1980. Je me souviens chez mes grands-parents, il y avait encore le fameux téléphone à roulette.
Pour composer le numéro, on avait une grande roue avec des trous. Il fallait mettre son index dans le trou correspondant au numéro souhaité, et tourner la roue. Puis la roue revenait à sa position initiale, et il fallait faire de même avec le second chiffre. A chaque retour, la roue faisait un boucan d’enfer (riiiiiiiiiiiiing). On ne parle pas de sonneries polyphonique ou modifiable, c’était un driiiing affreux à chaque appel. Bien entendu, il pesait un poids conséquent, et inutile d’essayer pouvoir téléphoner discrètement ou avoir une conversation privée. De toute façon le combiné était lourd, en forme de banane aux bouts arrondis. Il y avait à l’arrière un « écouteur » qui ne permettait pas de parler, mais au moins de participer. On raccrochait en remettant le combiné sur son socle ou l’attendaient deux grosses dents. Heureusement, à l’époque il n’y avait que 8 numéros à composer, même s’il fallait faire le 16-1 quand on téléphonait en province (comme si on téléphonait au bout du monde..).
Aujourd’hui, il ne reste plus de ce téléphone que des symboles : Le symbole de la roue et du combiné juste avant le numéro sur les cartes de visite, devantures de magasin, et le fil enroulé en tourbillon:
Puis les téléphones sont devenus à touche numérique, facilitant la numérotation, et la qualité de l'appel, mais l'écouteur a disparu au profit d'une touche haut parleur, avec une fonction répondeur et possibilité de rentrer ses contacts dans le carnet d'adresse du téléphone.
Aujourd’hui, ils sont quasi identiques aux téléphones portables (sans fil, écran couleur, sonneries polyphoniques..), certains font même fixe et mobile.
mardi 14 novembre 2006
Episode 6: Les Crados
Vous vous souvenez sûrement des Crados, ces images qui représentaient des personnages dans des situations .. parfois crades, qui scandalisaient les parents de l'époque (ce que je peux comprendre). Je m'amusait à chercher les prénoms de camarades, mais il n'y avait pas le mien.
Pour moi, le plus connu, c'est Mathieu le dégueu, je me souviens aussi de Solange pressée..
Desquels vous vous souvenez ?
(pas le droit de tricher en cherchant sur Internet, sinon, c'est trop facile)
jeudi 9 novembre 2006
Episode 5: Odeurs d’enfance
Mon école primaire est parsemée de souvenirs olfactifs. Ayant fréquenté les bancs de cette école de 1987 à 1992, j’ai pu profiter de ces odeurs qui maintenant sont synonymes de mon enfance. Tout d’abord, les polycopiés.
Ces polycopiés étaient les ancêtres de la photocopie. Grâce à un système astucieux, cela permettait de faire des « photocopies » à l’écriture violette. Chaque fois que la maitresse nous en distribuait, c’était la ruée. Mon premier réflexe était de sentir la feuille. Si elle avait été dupliquée il y a un moment, elle ne sentait rien. Mais si c’était tout frais, elle avait une odeur enivrante proche de l’alcool. Quel bonheur éphémère, mais intense. Cette "loterie" était un de mes passe-temps favoris. Aujourd’hui, la photocopie, bien plus performante et précise, a remplacé le polycopié, mais le nom subsiste encore pour désigner à tort les gros dossiers photocopiés, les "poly".
Mais ce n’était pas tout. Il fallait ensuite découper et coller ces polycopiés dans son cahier. Et là, rien de mieux que la colle Cléopâtre, en pot.

(pas trouvé l'ancien design)
Cette colle présentée en petits pots ressemblait aux pots de glace vanille-fraise qu’on avait en dessert à la cantine: il fallait utiliser le petit bâtonnet-pelle pour piocher la colle dans le pot, puis ensuite l’étaler. Cette colle avait une odeur d’amande, pas vraiment amande naturelle, mais qui était très agréable.
Une autre odeur nous a tous marqué : celle du Tipp-ex.
Le Tipp-ex, avec son odeur entêtante, pas forcément agréable, pas vraiment désagréable non plus. En quelque sorte un mélange d'attirance et de repoussoir. J’ai plus ou moins surpris tous mes camarades à essayer de sentir les vapeurs toxiques qui s’échappaient du petit pot. Je ne penses pas que c'était très bon pour la santé, mais pas pire que la pollution.
Enfin, l’effaceur, arrivé plus tard (pour moi au collège).
Il ne sentait pas à proprement parler. Mais c’est là où le maniaque que je suis peut révéler ses senteurs : lorsque l’on effaçait avec un peu trop de vigueur ou quand la zone à effacer était grande, il fallait mettre beaucoup de liquide incolore. Puis comme ce liquide bavait un peu, il fallait l’essuyer pour pouvoir réécrire dessus. Souvent avec le doigt, qui avait alors une senteur... indescriptible.
Bref, le passage à l’école est jalonné de parfums tantôt délicats, tantôt forts, mais qui ont fait tout le charme de ma scolarité.
lundi 6 novembre 2006
Episode 4: Le jeu video portable
On a découvert dans les années 80 les jeux vidéo. Moi, je les ai découvert dans les cours d’école. Les premiers jeux qui ont fait fureur étaient les jeux game & watch (Mario, Luigi, Donkey kong) et Tiger (notamment double dragon, cf ici la liste).
Ces jeux étaient révolutionnaires, et bien plus attractifs que les jeux traditionnels comme les billes, les images ou le foot. Pourtant, avec le recul, les graphismes étaient pauvres, n’étant que des lieux prédéfinis qui s’allument. Il y avait deux boutons, l’écran était en noir et blanc, la lisibilité plus que moyenne, l’écran fragile et souvent rayés, le jeu très répétitif mais ça permettait d’être la star à la récré en primaire ! Ces jeux ont gardé un charme désuet qui agit toujours.
Puis il y a eu LA révolution : la Game Boy de Nintendo (1989).
Le changement était total : plus grosse, elle permettait de changer le jeu grâce à un système de cartouches (révolutionnaire !). Chère (700F la console avec Tetris), elle permettait une liberté « totale », puisque les actions n’étaient pas prédéfinies sur l’écran.
Tetris a été un succès car on était obligé de l’acheter, mais on préférait motocross maniacs, mario, tortues ninja… Et oui, que des jeux de mecs, en même temps, vu le nom de la console, fallait s’y attendre.
Un an plus tard sort la Game Gear de Sega (1990)
Riposte de Sega pour contrer Nintendo, avec un nom similaire. Bien meilleure, avec son écran géant en couleur qui permet de jouer dans le noir, cette console n’a pas marché. On ne l’a jamais vu dans une cour d’école, et pour cause : plus chère encore, beaucoup plus volumineuse (ne rentrait pas dans une poche), extrêmement gourmande en ressource (6 piles, vidées très très vite – environ 4h), elle n’a pas réussi à battre Nintendo qui sortira une console couleur… 8 ans plus tard !
Je possède d’ailleurs toujours deux Game Boy « originales » (achetées d’occaz en 96) et une Game Boy couleur. J’ai aussi eu la Game Gear.
mercredi 1 novembre 2006
Episode 3: le Minitel
Aujourd’hui, il y a internet, au travail comme au domicile. Avant, rien de tout cela, mais la France avait joué un rôle de pionnier. Oui, nous avions l’arme absolue : le Minitel.
Le Minitel était une révolution : pouvoir accéder de chez soi à un contenu choisi, notamment des informations, des renseignements, mais aussi, il faut bien le dire sites de rencontre et le minitel rose.
Rose ? Pourtant, le minitel était surtout en noir et blanc (en couleur pour les plus récents) et avait un affichage méga lent : l’écran se chargeait ligne par ligne, à la vitesse d’un escargot asthmatique. Point de souris, il fallait utiliser les touches validation ou suite (ça donnait une navigation méga intuitive !).
Le terminal se louait aux bureaux PTT et se branchait à la prise téléphone puis on branchait le téléphone dessus, bref, un truc compliqué et plein de fils. On payait à la minute de comm’, les 3614, 3615 ou 3617 remplaçant le www dans l’adresse. Le 3615 (2F23 la minute) était le plus courant, le 3614 le moins cher et le 3617 était le plus cher (en général, sites roses).
J’imagine d’ailleurs mal le minitel rose, vu qu’aucune image n’était possible, que l’affichage était monochrome, moche, et méga lent (quoi ? Je l’ai déjà dit ?). Enfin, certains sites étaient célèbres, comme 3615 CUM (le Meetic du minitel), qui n’ont pas su prendre le virage internet…
Au final, le minitel reste un symbole des années 80 et de la France à la pointe de la technologie (TGV..) qui laissait par ailleurs Bull se planter lamentablement. Révolutionnaire pour l’époque, symbole extérieur de richesse, il a laissé place à Internet sans qu’on ne le regrette vraiment.
lundi 30 octobre 2006
Episode 2: Le pin's
Ah les vestes en jean, début des
années 90, c’était la mode d’enfer : la veste en jean. Comme le jean était
à la mode à l’époque, il n’était pas rare de croiser des gens « jeanés »
de la tête au pied.
Ce développement du jean n’a pas
été sans conséquence pour l’autre phénomène de l’époque : le pins. Qui n’a
pas fait la collection ou au moins possédé un de ces petits bouts de métal qui
massacraient les jeans ou les pulls (et les doigts) ? J’en faisais la
collection, les conservant précieusement dans une boite, puis les punaisant sur
les « tableaux à pins » qu’ont trouvait dans le commerce. La
collection, ce n’était pas dur à faire : tout le monde en offrait (cadeau
ou sinon en collectionnant les points cadeaux), et on pouvait en acheter à tous
les coins de rue. Les modèles de fermoir étaient différents (papillon, vis..).
Le derrière était lisse ou strié. Les pin’s pouvaient être
« enrobés » (couche plus ou moins épaisse et transparente pour le
protéger), plats ou en relief…
Les pas chers coutaient 10F, voire 15. Les plus chers coutaient 30F.
Le must : avoir un « Arthus
Bertrand » (je suis pas sûr de l’orthographe »). Il y a eu ensuite
les pins en porcelaine ou d’autres matières. Beaucoup servaient de support
publicitaire. Ce phénomène a été vraiment très répandu, pendant 2 à 3 ans, de
1990 à 1993.
Et puis d’un seul coup, plus
rien, c’était devenu « has been » total.
Pourtant, ça s’échange toujours !
vendredi 27 octobre 2006
épisode 1: la voiture des années 1980
Je me souviens des voitures avant, notamment LA voiture des années 1980 en France : la Citroën BX.
Sortie en 1986, mes parents l’ont acheté tout de suite, et ont pris le plus haut de gamme (forcément, en détaxé...).
Une vraie voiture de l’époque : toute noire, liseré rouge à la K2000 (forcément, la référence) ou le camion d'agence tout risque), un gros sigle GT (à l'époque, c'était le must) et un ordinateur de bord. Il n'y avait mieux : un béquet arrière, vitres électriques avant et arrière, une signalisation des portières mal fermées et enfin le système Citroën qui levait les roues à chaque démarrage (impression de tapis magique garanti). Bref, tout ce qui se faisait de mieux: expression de puissance et de sportivité, bien en phase avec les valeurs de l'époque.
Sauf que ça restait 1986 : voiture cubique (les feux arrières ressemblaient au Rubixcube), antivol obligatoire (une tige de métal qui bloquait les pédales et le volant en même temps). En outre, il n’y avait pas la climatisation, l’ABS, les freins étaient à tambour, il y avait un starter quand le démarrage foirait (tous les hivers donc), pas d’airbag, et des sièges en matière grise peluchée qui grattait le dos.
Cette voiture était quand même en avance pour son temps, car les voitures aujourd’hui ne proposent pas toutes les vitres électriques à l’arrière, l’ordinateur de bord n’a refait son apparition qu’à la fin des années 1990. Il faut dire que le notre est tombé en panne au bout de deux ans, de sérieux progrès étaient à faire.
Finalement, je l’aimais bien la BX, elle avait son charme.
Nouvelle catégorie
J'ai créé une nouvelle catégorie: Note Stalgie.
Comme je l'explique dans son descriptif, je suis né en 1981. Je suis donc un enfant des années 1980-milieu des années 1990. Les technologies ont évolué, mais les souvenirs sont restés.
Je ne fais pas mon vieux con, je veux juste parler de choses qui me paraissent, avec le recul, amusantes, et éclairantes dans notre course au toujours plus "in", toujours mieux.
N'hésitez pas à partager ou corriger ces souvenirs ou évocations...
