Chaque foyer avait un téléphone fixe qui trônait dans la maison. Si aujourd’hui les téléphones sont souvent sans fil et avec un écran couleur, des touches comme sur les portables, il n’en était encore rien dans les années 1980. Je me souviens chez mes grands-parents, il y avait encore le fameux téléphone à roulette.


Pour composer le numéro, on avait une grande roue avec des trous. Il fallait mettre son index dans le trou correspondant au numéro souhaité, et tourner la roue. Puis la roue revenait à sa position initiale, et il fallait faire de même avec le second chiffre. A chaque retour, la roue faisait un boucan d’enfer (riiiiiiiiiiiiing). On ne parle pas de sonneries polyphonique ou modifiable, c’était un driiiing affreux à chaque appel. Bien entendu, il pesait un poids conséquent, et inutile d’essayer pouvoir téléphoner discrètement ou avoir une conversation privée. De toute façon le combiné était lourd, en forme de banane aux bouts arrondis. Il y avait à l’arrière un « écouteur » qui ne permettait pas de parler, mais au moins de participer. On raccrochait en remettant le combiné sur son socle ou l’attendaient deux grosses dents. Heureusement, à l’époque il n’y avait que 8 numéros à composer, même s’il fallait faire le 16-1 quand on téléphonait en province (comme si on téléphonait au bout du monde..).

Aujourd’hui, il ne reste plus de ce téléphone que des symboles : Le symbole de la roue et du combiné juste avant le numéro sur les cartes de visite, devantures de magasin, et le fil enroulé en tourbillon:

 

Puis les téléphones sont devenus à touche numérique, facilitant la numérotation, et la qualité de l'appel, mais l'écouteur a disparu au profit d'une touche haut parleur, avec une fonction répondeur et possibilité de rentrer ses contacts dans le carnet d'adresse du téléphone.

Aujourd’hui, ils sont quasi identiques aux téléphones portables (sans fil, écran couleur, sonneries polyphoniques..), certains font même fixe et mobile.