Sacrée initiative que celles de femmes Kenyannes: elles ont décidé de bouder les plaisirs de la chair pendant 7 jours afin de pousser le gouvernement à faire des réformes.
Initiative intéressante, qui a eu des précédents:
L’initiative des femmes kényanes n’est pas sans rappeler Lysistrata, une comédie grecque écrite en 411 avant JC par Aristophane. La pièce, dont l’action se déroule au cours d’une guerre entre Athène et Sparte, raconte l’initiative de Lysistrata, une belle Athénienne qui a réussi à convaincre les femmes de toutes les cités de déclencher une grève totale du sexe, jusqu’à ce que les hommes reviennent à la raison et cessent le combat.
Autre exemple:
En 1968, au Brésil, la mort d'un étudiant manifestant met le feu aux poudres à Rio. Des manifestations sont organisées dans les grandes villes. Fin juin, au moins 100.000 personnes défilent à Rio en lançant des slogans hostiles au régime militaire. Un jeune déput demande aux Brésiliennes de lancer une grève du sexe envers les les officiers militaires. C'est un tournant et un prétexte. S'ensuit un durcissement du régime: le président  reçoit des pouvoirs dictatoriaux. Le Congrès est fermé. Les services d'intelligence reçoivent carte blanche pour opérer quand, où et comme bon leur semble. Les "années de plomb" brésiliennes commencent...

Résultat Kenyan ?
Intéressant, sachant que j'avais lu un livre (la Massai blanche, de Corinne Hoffman) qui décrivait bien la manière dont les Kenyans envisagent le sexe: c'est rapide, efficace, et la satisfaction féminine est le cadet des soucis de l'homme (préparation ? plaisir ? ressenti ? kesako ?)
Donc 7 jours, c'est énorme pour ce pays.. Officiellement, en France aussi, puisqu'on y parle d'une moyenne de 2 rapports et demi par semaine.
Il n'y a eu officiellement aucune violence de recencé suite à ces 7 jours, mais il faut dire que certaines femmes n'ont pas osé faire le boycott.
Lles prostitués ont augmenté leur chiffre d'affaire, mais c'était prévisible (il etait question de les dédommager pour qu'elles soient solidaires, mais cela aurait coûté trop cher)
Et il y a même un Kenyan qui a porté plainte:
"Ma femme a refusé d'accomplir son devoir conjugal. Cela m'a causé de l'anxiété et de l'insomnie", a-t-il déclaré, évoquant aussi de "l'angoisse, du stress, des migraines et un manque de concentration".