Fiörgyn: Réflexions et légèretés

Car je ne suis ni tout à fait sérieux, ni tout à fait léger, ce blog est à mon image: avant tout un lieu de détente. Fiörgyn se dit [Fieurgoune], c'est d'origine Scandinave.

dimanche 23 avril 2006

Découvertes, à Berlin, la nuit, à l’est.

Hier, nous avons alternés le chaud et le froid.
Nous cherchions un bar du côté de Warschauer strasse, et comme il pleuvait, nous sommes vite rentrés dans un qui semblait sympa : le Himmelreich. Je l’ai choisi car il y avait une promo sur la caipirinha.
Nous étions 4 gars, bien batis, dans la force de l’âge.

5 min plus tard :
la serveuse nous donne les cartes. Bon, elle fait pas maxi féminine, cheveux courts, allure garçon manqué. Bref, tant pis pour nos yeux.

15 min plus tard :
C. : le serveur me semble bien porté sur les mecs.
G. : mais non, tu déconnes, arrêtes, tout ça parce qu’il a un T-shirt moulant et qu’il est effeminé ?

30 min plus tard :
G. : dites, les mecs derrières là, c’est le père et le fils, ou le gigolo et son mec ?
La blague de mauvais goût, mais bon, bref.

45 min plus tard :
arrivée de la seule fille de la soirée, mais ça met de l’animation. Surtout que tout le monde est au courant maintenant, et sait le contexte de la soirée (= lui faire comprendre que c’est pas la peine de continuer à me draguer, la place est déjà très bien prise).

2h plus tard :
C. à N. : tiens, la plupart des groupes de jeunes sont partis, et on dirait que tu es la seule fille dans ce café.
N. : vraiment ? On regarde, et effectivement, c’est le cas.

2h15 plus tard :
En regardant bien, si, il y a bien 4 femmes, là bas. Enfin, « femmes » : elles avaient le crâne rasé, habillées en truc de mecs, et l’air très « proches ». A notre gauche, 2 mecs limite complètement enlacés sur leur table. Derrière moi se tenaient 2 José Garcia dans Jet set 2 (le fameux John John) : bruns, la peau mat, le petit bouc, le truc en cuir et maxi effeminés.
Et là, on se dit que finalement, la blague sur le serveur, celle sur les 2 mecs, le fils et son père, et les réflexions sur la serveuses reprennent toute leur signification. Ainsi que la fois ou PEM a parlé tout fort et en allemand de prostate et de choses de ce genre.
Et en y réfléchissant bien, on est arrivé à 4, que des mecs. Ça a dû les faire se marrer.

Ce n’est qu’en sortant qu’on s’est aperçu de la présence d’un drapeau multicolore, bien caché.

Je me pose quand même une question : pourquoi les homosexuelles sont-elles si peu féminines ? Pourquoi ressemblent-elles à des mecs ? Ce n’est pas la féminité qu’elles recherchent pourtant ? Ou alors c’est que dans ce bar, il n’y avait que des clichés d’homosexuel(le)s…..

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vendredi 21 avril 2006

Bombe - aie

Depuis un certain temps, je commençais à me dire qu’ils étaient nombreux à dans la chambre à côté, à faire du bruit comme ça tous les soirs. Ah ba forcément, ils sont 4 (ou 5, ça reste à déterminer) dans une chambre où je suis seul. Ils sont Indiens.
Le mec responsable de la chambre, ça fait 2 semaines que je le croise, et il me répond à peine quand je lui dis bonjour. Il a limite peur de répondre.
Et ce soir, miracle, il me parle, il sourit, il est content, et on discute pendant que je me fais à manger.
Et il me propose de gouter leur plat. Je lui dis pourquoi pas, ça sentait fuieusement bon. Mais je lui dis : ça risque d’être un peu trop épicé. Il me réponds : ah oui, c’est très épicé pour toi, mais goute.
Le problème, c’est qu’il m’a servi une asssiette remplie avec du riz et du poulet à la sauce XY.

Or, pendant ce temps là, je m’étais fait une grosse boite de petits pois carotte et une côte de porc. Pas grave, je vais dans ma chambre, j’attaque ce que je m’étais préparé. Ils cognent à ma porte : tu veux une bière ? euh, non merci, sympa quand meme.

Ok, donc je me prépare psychologiquement à attaquer la bête.
Je goûte.
C’est bon.
 Puis là vient le second effet kiss cool.
Sauf que là, c’est kiss hot.
Il te ferait passer la harissa pour de la sauce tomate le truc !!!
Les lèvres commencent à brûler, j’avale un demi litre d’eau.
Je comprends alors pourquoi il y a autant de riz : pour faire passer !
(au passage, super bon le riz, comme au resto !)

Finalement, j’ai mangé ces 3 morceaux de poulets, super bons, mais aussi super méga arracheurs. C’est à la fois bon et frustrant, car entre chaque bouchée, faut bien doser le riz et l’eau. Y'a pas, pour manger Indien typique, faut venir à Berlin.
Et finalement, vous comprenez la finesse du titre.

edit de 1h30: ça fait maintenant quelques heures que j'ai mangé ce plat, et ça sent encore dans toute la chambre !

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jeudi 20 avril 2006

L’administration allemande

Speedy Fiörgyn

Ce surnom, je l’avais sur feu l’ancien blog de PEM. Et je crois que je le mérite toujours, tout du moins par rapport au nabot.

Le nabot a mis 1 semaine pour faire toutes ses démarches administratives, j’ai mis une matinée

Le nabot a mis 4h pour avoir sa Polizeiliche Anmeldung, j’ai mis 50 minutes.

Bon, mais comme on dit « à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire », je vais donc pas m’étendre là dessus.

Bref, donc oui, cette administration, on la connaît tous : chiante, longue, procéduriale et avec un accueil digne d’un parloir de prison. Et bien en Allemagne, c’est pareil !

Arrivée à 11h05. L’heure d’ouverture est 11H. Et bien il y avait déjà pas moins d’une quinzaine de personne devant moi. Bien sûr, tout est en allemand (je rappelle que j’allais faire un truc obligatoire dès qu’on arrive en Allemagne et qu’on y reste pour 3 mois ou plus)..

Je pige qu’il faut faire la queue.

Je la fais, on me demande pourquoi je viens, je le dis, puis elle me file un ticket,et uen feuille à remplir (oui, ELLE, car ce sont toujours des femmes dans l’administration, en Allemagne aussi). On m’indique un autre endroit où aller.

J’ai le 26. Arrivée : on en est au… 6. Et j’ai cours ¾ d’heure après, à 3 stations de métro (dont un changement).

Ça avance lentement, le couloir est jonché de corps abattus, ennuyés. J’en profite pour remplir ma feuille. Problème : c’est rempli de mots allemands assez imbitables, je remplis le max de ce que je peux, aidé de mon fidèle traducteur.

Les numeros defilent, et je pige que l’autre numero à côté de celui du ticket, c’est celui du bureau ou il faut aller.

J’entre, je dis bonjour, pas de réponse, à part un très accueillant « votre ticket, svp, votre ticket ! ». Ensuite, elle me demande pourquoi je suis là (ba quoi c*nn*sse, c’est quoi ta fonction, tu te souviens plus ?). Elle me dit direct : « zavez pas tout rempli, il manque ça, ça et ça ».

Bon, je remplis docilement, sauf à un moment, elle me demande ma religion : « alors c’est ev. ou r.k. ? »

« hein ?quoi ? »

« e-van-ge-li-sche oder ro-ma-ni-sche ka-to-lik ? »

Elle venait de s’apercevoir que j’étais pas Teuton, et ça l’emmerdait parce que du coup, je lui demandais des explications.

Après, j’avais oublié de remplir si j’étais célibataire ou marié. Je mets celibataire, et je lui dis « du coup, vous me demandez de mettre ma date de mariage, mais je mets rien »

Elle me répond genre elle me prend pour un abruti « si vous êtes celibataire, ça va etre dur de me donner votre date de mariage ».

Ok, merci, p*t*sse. Bref, elle remplit des trucs à toute vitesse, me calcule plus. Puis me tend une feuille, je signe, et elle me dis plus rien. Après un petit moment, je lui demande « c’est terminé ? »

Elle me répond « ba oui », comme si j’avais fait ça toute ma vie.

Bref, j’ai quand même pu aller au cours suivant, et j’ai ma fabuleuse expérience de l’administration allemande.

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vendredi 14 avril 2006

Bienvenue au pénitencier

Avez-vous déjà visité un pénitencier ?

Moi, oui.

Ses murs sont d’un beige tendant sur le gris. Ses portes sont peintes en vert. Le vert, on dit que c’est la couleur de l’espoir. Espoir d’être peut-être libéré plus tôt ?

On y trouve donc une alternance de beige et de vert.

Les portes, impersonnelles, se succèdent les une aux autres. Seuls des numéros y figurent, du type 60.01.04.14.

Les gens qui y vivent ne disent pas grand chose. La plupart des détenus sont asiatiques et peu sociables. Ils se voient souvent entre eux, mais goûtent peu aux rencontre avec des non-bridés. Ils sont en réclusion longue. Déjà 3 ans qu’ils sont là pour certains, et pas sûrs qu’ils partent cette année.

Les cellules font 16 m², une seule fenêtre. Dans chaque cellule, un lit et un simple matelas de mousse, une table, une chaise et une armoire. Démerde toi pour le reste. 3 portes successives fermées à clé barrent l'accès à chaque cellule.

Il y a bien une cuisine commune entre détenus, mais c’est la loi du plus fort, comme souvent en prison. Certains connaissent des trucs, ont leurs habitudes. On chamboule pas la mafia comme ça. Tout est en commun d'ailleurs: accès à l'eau potable, sanitaires.

Ici, ils appellent ça (prenez votre respiration): Studentenwohnheim. Bref, faut s’y faire. Heureusement qu’on a le droit de visite, ça permet d’améliorer l’ordinaire.

Voilà ma porte : appréciez l’effort intense de personnalisation « Prénom NOM ». Je suis le seul à avoir fait l’effort.

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mardi 11 avril 2006

Discipline cigarettière

Voilà, j’ai enfin ma carte d’étudiant, je suis un vrai de vrai étudiant de fac. Ça fait du bien, surtout de l’avoir au bout de 5 jours, là où ils indiquent «  de 2 à 3 semaines ».

Bon, par contre, y’a un truc qui me bloque, c’est la cigarette. Oui, nous sommes dans un pays où les cigarettes se trouvent à tous les coins de rue, dans des distributeurs automatiques. Il y en a aussi aux caisses des supermarchés, vendu comme les tic tacs.

Et surtout, on peut fumer presque partout. Soit disant qu’une loi récente l’interdit dans certains lieux publics. Et bien ,je peux vous dire que ça fait drôle. Je supporte très peu l fumée de cigarette, qui m’irrite.

Du coup, j’ai envie de leur dire d’éteindre leur cigarette. Oui, mais non. Car ils n’ont pas de Mr Evin. Alors forcément, quand on voit un étudiant ou un prof s’asseoir à côté de soi et s’en allumer une, c’est vraiment emmerdant.

Comme ce matin où les sanitaires étaient complètement enfumés, tout comme les cages d’escalier. J’ai tout ouvert en grand, tant pis s’ils ont froid, m’en fous, je suis pas frileux et c’était irrespirable (à en vomir).

Non, mais plus généralement, je crois moins que c’est un problème de loi qu’un problème de politesse : ne pas imposer aux autres la fumée. Enfin, je crois qu’en France, de ce côté là, on a de l’avance.

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lundi 10 avril 2006

Les Allemands, ces gens libérés

Contrairement à par chez nous, l'Allemand n'est pas vraiment pudiqueau sens où nous l'entendons.
Petit et méchant l'avait déjà fait remarquer lors de ses séances de douche post-rock. Au Danemark, c'est exactement la même chose: le nu n'est pas tabou, et le pragmatique l'emporte sur le dogmatique (j'aientendu cette phrase récemment à propos d'une certaine crise). Par exemple, l'été, les cols blancs n'hésitent pas à se foutre en caleçonsur l'herbe pour bronzer. Puis la pause déjeuner finie, ils remettent le costume. Au bord de la mer, il arrive que des jeunes femmes arrivent en vélo, aille se baigner nue dans la mer et se rhabille pour repartir en vélo. Bref, c'est un autre mode de vie. On a peut-être à en apprendre des choses.

Par contre, il y a des fois, je crois qu'on atteint la limite de la tolérance. Car habitant dans un StudentenWohnheim, nous partageons les sanitaires. Il y a 3 cabines fermables à clé, mais l'une d'elle a une particularité. Et bien, devinez quoi ? Si.

La preuve en image:


La question est: ça arrive souvent qu'on utilise les 2 en même temps ? Car de l'urinoir, on doit avoir une belle vue. L'Allemagne, le pays sans tabou qui vous fera aimer les toilettes.

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dimanche 9 avril 2006

Mes 1ers achats, ou comment je vérifie le concept de Maslow

Je ne sais pas si vous connaissez la pyramide de Maslow, alors voici un résumé bref

Et bien en quelque sorte, je suis un cobaye de son expérience, ou plutôt je la vérifie.

Mes premiers achats ont concernés de la nourriture, besoin on ne peut plus vital. J’ai donc acheté avant tout des pâtes, oui, ça vous étonne de la part d’un étudiant ?

Et le nécessaire pour dormir : couette, draps, rideaux.

Il y a eu aussi les couverts, le bain douche…

Là, ça fait 5 jours que je suis là, donc je suis passé à l’étape suivante : un torchon et du sent bon, car ma chambre a une odeur de poussière. Elle ne devait pas être occupée depuis un bon moment.

Et pour vous dire combien j’en suis arrivé à mes besoins secondaires, j’ai acheté des gâteaux apero et aussi sucrés, et même… du Nutella (le pot géant tant qu’à faire).

Si ça veut pas dire que j’ai grimpé dans la pyramide ça…

(je pense gagner l’estime des mes visiteurs, c’est pour ça que je l’ai mis à l’entrée de la chambre, en évidence).

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samedi 8 avril 2006

Comment fabriquer ses rideaux ?

Ma chambre était vide, triste, blanche. Il a donc fallu s'occuper de mettre un peu de couleur.
Vu que je ne suis là que pour 4 mois, pas la peine d'investir dans des super rideaux. J'ai donc utilisé la méthode scout chère au nain: acheter du tissu au mètre, à 2 euros le m², ça va, ces rideaux me coûtent donc 8 euros.
Au passage, si vous pigez la logique de quelqu'un qui repart avec les rideaux de sa chambre allemande dans ses valises pour les remmener dans son pays, merci de m'expliquer.

 

matériel:
4m² de tissu orange
un stylo Deutsche Bank
des crochets en plastique

temps: 45 minutes

1ère étape:
(au passage, vous voyez ma chambre, youhou !)

répartir les rideaux au sol pour voir s'ils correspondent, et pour leur mettre des crochets. J'ai décidé de superposer 2 couches, histoire que ce soit plus épais et que cela retienne bien la lumière:

2ème étape:
Placer les crochets pour les répartir en fonction du nombre sur toute la longueur.

3ème étape:
Utiliser un stylo pour faire les trous (pas de ciseaux ni de couteau dans mes bagages, je veux pas qu'on m'arrête pour terrorisme!), puis y mettre ces ù%£*µ de petits crochets en plastique. ça prend du temps.

4ème étape:
Les fixer. Vu la hauteur de la fenetre (elle est à près de 3 mètres 50 de haut, oui, c'est maxi haut), c'est plus de l'acrobatie qu'autre chose. M'enfin, j'ai réussi.
Voilà le résultat: des magnifiques rideaux maison !!!!

Voilà, cette aventure merveilleuse m'a permit de découvrir le wi-fi dans ma chambre, sauf qu'il faut rester au bord de la fenetre, pour une connexion à 150 k.

Suite prévue: des images du beau pénitenciaire où je suis.

En attendant, je connais plus le squat du nain que chez moi, le fameux "Arsch der Welt" et Berlin sous le soleil, c'est beau !

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vendredi 7 avril 2006

Voilà, j’y suis, Berlin !

Après des difficultés pour arriver à la gare du nord (merci les grèves de ùµ$*§) avec deux valises chargées à bloc, le voyage en train de nuit a été chaotique. Oui, ça s’appelle train couchette, mais ça reste un train normal, avec des cabines de 6 places.

Bref, j’ai pu négocier pour me retrouver à m’étendre sur 3 sièges. 2h30, je commençais à m’endormir, paf, lumiere qui s’allume, « Ausweis Bitte ! ». limite s’il trouvait pas qu’on mettait du temps.

Bref, après une vision pyschédélique de Wolsburg (les usines Volkswagen sont géantes, crachant de la fumée de leurs cheminées gigantesques, reflétées par le miroir d’eau à leur pied).
Arrivé à 8h, receptionné par mon correspondant, j’ai enchainé les démarches administratives (5 en tout, en une demi-matinée). L’aprem, jeu de rallye pour étudiants Erasmus, mais les jambes suivaient plus.

J’ai alors recontré le camarade Le Nain, un par hasard. La suite : aller m’acheter couette, coussin, draps, rideaux.

Après m’être délesté de 50 euros (oui, j’ai lâché en 36h à peu près 800 euros, plus de 5000 balles, oui), nous sommes allé manger un bon fouzitou à la tomate, et une bonne nuit réparatrice. Là, on peut dire que le nabot, même s’il est petit tout rabougri, il est quand même bien sympa et m’a été d’une grande aide, comme quoi, on a toujours besoin d’un plus petit que soi, oui, je viens d’inventer la phrase, que m’a plagié un mec y’a quelques centaines d’années.

Aujourd’hui, signature de contrat de location : 16 m² de chambre individuelle, le reste en commun. Et bien ça fait grand quand même pour une simple chambre. J’ai monté moi-même mon rideau (si vous êtes gentils, je vous montrerai) à partir de tissu acheté au mètre.

Et mieux, j’ai vu que j’avais le Wi-fi dans ma chambre, enfin, pas super bien (genre version 56k), vaut mieux se coller à la fenetre, mais je l’ai et ça, c’est quand même génial !

Bref,voilà, suite des aventures à la prochaine note...

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jeudi 23 mars 2006

épisode 1: avoir une chambre

Avoir une chambre pour mon arrivée, facile !
J'ai rempli un dossier en juin 2005, avec 4 formulaires. J'ai donc été inscrit dans les dossiers de la fac, je suis dans la mailing liste des étudiants étrangers, j'ai un "buddy" qui doit m'aider à mes débuts sur place, j'ai reçu de la fac un livret qui te donne des conseils, bref, tout est ok, sauf... ma chambre.
Lundi
J-15 avant mon départ, aucune nouvelle de ma chambre.
QU'à cela ne tienne, je décide de les appeller. Un bureau général où la fille semble saoûlée de recevoir un coup de fil d'un Français parlant allemand. Elle me renvoit à un autre numéro... qui marche pas.
J'envoie donc un mail à ce bureau.
Mardi
La réponse au mail arrive: en gros, ok, c'est cool, vous étes en accord d'échange, donc quand vous arrivez, présentez vous à notre bureau avec votre demande.
Mais spice di connasse, je t'ai dit dans mon mail que j'ai ENVOYE cette demande.
J'en parle par mail avec mon buddy.
Il me répond: "ah ba ils ont paumé  ta demande", mais je me débrouille (ouf!).
Une heure plus tard, il me dit: "bon, je t'ai trouvé quelque chose, à deux pas de l'école, sur le campus [donc au coeur de Berlin], mais c'est pas donné: 250€"
c'est peut-être cher pour Berlin, mais comparé à Paris, ça va !!
Après demande d'info paralèlle à deux (ex et actuel) Berlinois, je confirme par mail au buddy. Mais il répond pas.
Mercredi
Rendez-vous avec un ami sur les champs pour manger. Il est en retard.
Le téléphone sonne, me donnant l'occaz de doublement me la péter.
C'est le bureau en question qui me téléphone. Bon, ils savent pas dire mon prénom (mais ça, je le savais déjà). Une fille me demande confirmation pour la chambre, elle parle anglais. Elle me dit "y'a du bruit !"
je réponds: "ouais poulette, tu sais, je suis sur les champs-Elysées, rêve grâce à moi"
Mon pote arrive, je lui dis "écoute stp, je speak in english, alors stay pending".
Bref, j'en sais plus: chambre de 16 m², avec prise de téléphone, donc possibilité d'avoir un tel ou internet, faudra voir. Sinon, cuisine et douche en commun.


Vu les formalités administratives en arrivant (9 étapes indiquées dans le livret), ça sera bien d'être si près, et d'avoir la recherche d'appart en moins à faire.
Et puis, si ça me saoule, je pourrais toujours trouver ailleurs.
La suite très bientôt.

Posté par Fiorgyn à 23:21 - Journal Berlinois - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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