Ah la politesse dans les transports..

ça commence dès l'entrée dans le métro/RER.
Avec un peu de chance, il est bondé. Dans ce cas, on doit se battre pour monter. ET evidemment, il se trouve toujours des ptits malins (des ptites malignes aussi, ne soyons pas macho) qui tentent de monter avant que les autres descendent. Evidemment, ils n'ont pas suivi les lignes au sol et restent ostensiblement entre celles-ci, en plein milieu.
Ils tentent donc de monter sans laisser les autres descendre, en espérant pouvoir.. monter.
Imaginons qu'on ait réussi à monter, on rencontre alors les génies des strapontins. Ces gens s'imaginent que le strapontins n'est amovible que pour emmerder le monde, pas pour que -comme l'indique l'écriteau juste à côté- ce soit pour ne pas s'asseoir dessus et faire plus de place en cas d'affluence.
Si par mégarde, on arrive à avoir une place au milieu de cette jungle, on se retrouve à la place du mouton face au loup.. La prédateur (plus souvent la prédatrice d'ailleurs) nous observe, se rapproche, nous guette, à l'affut de la place, va jusqu'à se coller à nos jambes, puis, dès le moindre mouvement de notre part indiquant un départ prochain, se contorsionnent en 4 pour prendre notre place, mais se bougent pas pour nous laisser sortir. Vous pourrez le vérifier, c'est foudroyant la vitesse à laquelle notre place reste vide (ça se calcule en milli-secondes).
Enfin, le meilleur pour la fin: le "pardon". Oui, car il y a des gens qui ont des rudiments de politesse, et qui utilisent des mots qu'ils ont dû apprendre plus jeunes. Ce mot signifie en général qu'on s'excuse par avance pour un désagrément qu'on peut causer, ou inviter une personne à nous faire un peu de place pour pouvoir sortir. ici, que nenni, ce mot est utilisé de manière si aggressive qu'il signifie plutôt "dégagez de là et faites moi place !". Ce pardon est qui-plus est énoncé bien avant qu'on soit arrivé à la station de sortie de ladite personne. Quand par le plus grand des hasards, une autre personne désire également passer et qu'on lui laisse la place, obstrauant pendant environ 2 secondes la passage de l'autre qui nous avait demandé, un second "pardon" fuse, plus féroce, puis faisant fi de paroles, la personne se met alors à forcer le passage, sans essayer de comprendre pourquoi on ne cède pas si rapidemment au caprice...